Question couteau de camps et question couteau suisse

Couteaux et coutellerie pour le bushcraft.
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Pierre
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Re: Question couteau de camps et question couteau suisse

Message par Pierre » mar. 30 janv. 2018 08:07

Alors, en fait en cherchant "acier MOVA 58" on trouve un peu plus de renseignements, c'est un acier "molybdène-vanadium", c'est à dire à peu près le même acier que les couteaux Muela.

Donc un acier de milieu de gamme, ça coupe bien , c'est facile à affuter et le tranchant ne tient pas très longtemps. mais ça fait des couteaux très convenables.
Si tu as peur, ne le fais pas; si tu le fais, n'aie pas peur. (prov. Mongol)

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Re: Question couteau de camps et question couteau suisse

Message par Blizzard » mar. 30 janv. 2018 12:18

Attention aux étuis cuir sur les aciers qui rouillent, en effet les agents tannants oxydent les lames non protégées (huile, graisse). Si ces étuis sont silencieux, en général ils retiennent mal les couteaux qui y sont introduits, surtout quand la fermeture de l'attache de maintien est capricieuse ou peu fiable. Pour le bushcraft, il n'est pas utile de devoir dégainer en urgence, les étuis de type scandinave ou ceux fermés par un rabat sont plus sûrs.
Étui fermant couteau 1.jpg
Étui grand couteau 1.jpg
Durer longtemps ne veut pas dire pour l'éternité. Si l'affûtage définitif est attendu avec impatience ; pour l'instant, il reste une vision de l'esprit et un espoir vain. Outre les propriétés de l'acier de la la lame, la durée d'un tranchant dépend de la dureté des matériaux coupés et pendant combien de temps : évidence que trop occultent. Pour une sortie de deux à trois jours, un tranchant durable est apprécié ; au-delà, il est préférable de réaffûter plus souvent et facilement que quand on revient souvent à la maison où on a le temps et un matériel plus complet. Aujourd'hui qui sait raviver un fil avec une autre lame ou une quelconque tige d'acier ?

Dans la nature, il faut être capable de maintenir son matériel en état, en toutes circonstances. C'est pourquoi, avoir des objets au pinacle de la technique et de la technologie ne sert à rien si on ne peut les maîtriser. Compter sur ses équipements fait toute la différence en cas de situation précaire. Celui qui ne sait pas s'éclairer à la lumière du feu, sera désemparé quand les piles de sa lampes électrique seront déchargées. Si de surcroît, il ne peut réaffuter son couteau sans se prendre la tête, il a intérêt à attendre la canicule pour étaler du beurre sur le pain qu'il aura rompu, ne pouvant faire autrement.
« Trouve un moyen ou fabrique-le. »
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« Ne craignez jamais de vous faire des ennemis ; si vous n'en avez pas, c'est que vous n'avez rien fait ». G. Clemenceau

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Re: Question couteau de camps et question couteau suisse

Message par landolee » mar. 30 janv. 2018 14:46

Pierre a écrit :
mar. 30 janv. 2018 08:07
Alors, en fait en cherchant "acier MOVA 58" on trouve un peu plus de renseignements, c'est un acier "molybdène-vanadium", c'est à dire à peu près le même acier que les couteaux Muela.

Donc un acier de milieu de gamme, ça coupe bien , c'est facile à affuter et le tranchant ne tient pas très longtemps. mais ça fait des couteaux très convenables.
merci beaucoup pour ton aide :)

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Re: Question couteau de camps et question couteau suisse

Message par landolee » mar. 30 janv. 2018 14:47

Blizzard a écrit :
mar. 30 janv. 2018 12:18
Attention aux étuis cuir sur les aciers qui rouillent, en effet les agents tannants oxydent les lames non protégées (huile, graisse). Si ces étuis sont silencieux, en général ils retiennent mal les couteaux qui y sont introduits, surtout quand la fermeture de l'attache de maintien est capricieuse ou peu fiable. Pour le bushcraft, il n'est pas utile de devoir dégainer en urgence, les étuis de type scandinave ou ceux fermés par un rabat sont plus sûrs.

Étui fermant couteau 1.jpg


Étui grand couteau 1.jpg

Durer longtemps ne veut pas dire pour l'éternité. Si l'affûtage définitif est attendu avec impatience ; pour l'instant, il reste une vision de l'esprit et un espoir vain. Outre les propriétés de l'acier de la la lame, la durée d'un tranchant dépend de la dureté des matériaux coupés et pendant combien de temps : évidence que trop occultent. Pour une sortie de deux à trois jours, un tranchant durable est apprécié ; au-delà, il est préférable de réaffûter plus souvent et facilement que quand on revient souvent à la maison où on a le temps et un matériel plus complet. Aujourd'hui qui sait raviver un fil avec une autre lame ou une quelconque tige d'acier ?

Dans la nature, il faut être capable de maintenir son matériel en état, en toutes circonstances. C'est pourquoi, avoir des objets au pinacle de la technique et de la technologie ne sert à rien si on ne peut les maîtriser. Compter sur ses équipements fait toute la différence en cas de situation précaire. Celui qui ne sait pas s'éclairer à la lumière du feu, sera désemparé quand les piles de sa lampes électrique seront déchargées. Si de surcroît, il ne peut réaffuter son couteau sans se prendre la tête, il a intérêt à attendre la canicule pour étaler du beurre sur le pain qu'il aura rompu, ne pouvant faire autrement.
merci beaucoup :)

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Re: Question couteau de camps et question couteau suisse

Message par bpc » ven. 2 févr. 2018 13:30

Pierre a écrit :
jeu. 26 oct. 2017 07:04
l'assertion sur la qualité américaine va nous faire sortir BPC de son hibernation....:lmao:

c'est à dire que les trouve surtout incroyablement bon pour faire des trucs qui font envie!

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Re: Question couteau de camps et question couteau suisse

Message par Pierre » ven. 2 févr. 2018 14:34

Oh oui, je me souviens quand j'étais gamin, j'avais un opinel mais le couteau qui me faisait envie, et pas qu'un peu, c'était le Buck 110, à l'époque, ça coutait 500 francs dont je n'avais pas le premier centime..................

30 ans plus tard, je m'en suis payé un à l'occasion d'une promo, je l'ai payé 40 euros.

C'est un couteau très lourd, trop lourd, mais bien fait. Si à l'époque c'était le nec plus ultra aujourd'hui c'est nettement dépassé.

Maintenant ce sont les puukkos qui me font envie............... :lmao:
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Re: Question couteau de camps et question couteau suisse

Message par Blizzard » ven. 2 févr. 2018 15:35

L
es couteaux séduisent davantage par leur aspect que par leurs efficacité polyvalente et les usage réels que l'on en a. On aime qu'ils piquent les yeux, les siens et ceux des autres. Les moches ne plaisent à pas grand monde. Chacun se paye, quand il le peut, des substituts aux décorations qui ne lui sont pas décernées. La coutellerie de qualité se vaut partout dans le monde et ce n'est pas forcément la plus chères la meilleure.
Trop oublient que celle des États-Unis est d'inspiration européenne. Ils ont aussi perdu de vue que leurs besoins étaient plus importants que les nôtres, au moment où nous, nous n'avions plus de grands espaces sauvages à conquérir. Notre engouement pour la vie dans la nature fut déclenché par les congés payés, au milieu des années 1930.
Si l'européenne, à part la domestique, devint de plus en plus confidentielle, c'est parce qu'il n'y avait plus de nécessités, sauf pour les ruraux qui se safisfesaisaient d'un pliant mono-lame. À par pour les chasseurs de grands gibiers, les couteaux de grande taille devenaient plus rares.
Quant aux aciers, l'Europe n'a jamais eu à en rougir. Il y avaient une tradition métallurgique millénaire de qualité tant que les armes blanches étaient l'essentiel des armées. Il y a cinquante ans, on ne voyait que par les aciers suédois, plus largement distribués, alors qu'en France, on en faisait d'aussi bons, voire meilleurs, mais plus confidentiels. Ceux de Sheffield (Wilkinson*) en Grande-Bretagne, d'Essen (Krupp*), de Solingen en Allemagne étaient réputés, tant en qualité mais en pacotille (production de masse pour l'export vers l'outre-mer).
Depuis au moins le Moye-Âge, on sait faire des aciers aux qualités tranchantes, de souplesse et de dureté exceptionnelles, sans savoir les mesurer pendant des siècles.
* Entre autres.
« Trouve un moyen ou fabrique-le. »
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