Je rappelle qu'Apocalypse veut dire dévoilement ou révélation. Il fut pris l'habitude de l'assimiler au chaos, il est vrai qu'une révélation crée une remise en question de soi donc un bouleversement dans les esprits et du quotidien. Il est donc facile de l'associer à un chamboulement, un collapsus matériel du monde dans lequel nous vivons. La perte des repères génère toujours la crainte du lendemain.
Une catastrophe naturelle, nous révèle notre fragilité face aux éléments. La confusion des esprits, l'incertitude de l'après qui en découle, provoquent la panique parce que chacun ignore comment il surmontera le changement, quel que soit son degré de préparation à cette éventualité.
Les gens battissent des scénarios, certains pour exploiter la crédulité et le compte en banque d'autrui, d'autres pour essayer de s'en sortir au cas où, mais de quoi ? Car, il est impossible de prévoir tout les cas de figures. S'iI est judicieux de se préparer, encore faut-il savoir à quoi. La vie nous apprend qu'il arrive souvent ce qui n'est pas prévu.
Le savoir-faire, l'esprit pratique, le bon sens feront plus que l'accumulation de matériels qui suscitera toutes les convoitises. Bien sûr, il faut disposer d'un minimum, mais là aussi on peut se faire dépouiller par des malfaisants, à l'instar de ceux à qui on ôta chaussures, blouson de cuir ou bijoux. Il serait stupide et prétentieux de croire que : « Je serai seul. »
Tôt ou tard l'humanité disparaîtra et nous aurons beau faire, nous n'y pourrons rien.
Il faut sortir des mythes de la Genèse, de l'arche de Noé et des robinsonnades.