Curieusement depuis quelques jours avec les intempéries, c'est silence radio. Personne ne nous parle d'objets exceptionnels trouvés dans les catalogues.
S'il est légitime de rester calfeutré, force est de constaté que la plupart n'est tentée par l'aventure que par des journées radieuses et ensoleillées. Pourtant, n'est-ce pas l'occasion d'expérimenter, avec prudence, ses acquis tant en connaissances qu'en équipements dans des conditions adverses ? Là, on a le choix de ne pas subir le mauvais temps de manière impromptue, on s'organise pour l'affronter par une préparation adéquate. Sans aller très loin, il faut garder une possibilité de repli, il est facile de se confronter aux réalités. C'est là, qu'on s'aperçoit qu'on s'est trompé, qu'on a fait des choix qui s'ils ne sont pas forcément mauvais sont critiquables ou inappropriés pour ces circonstances.
Beaucoup s'imaginent égaux aux coureurs des bois d'antan, mais ils choisissent la météo qui leur convient, il ne faut surtout pas être surpris par la dégradation du temps, ou ça n'arrive que rarement. Oui, mais ça arrive quand même.
Il faut saisir en toute quiétude les opportunités de confrontation avec les éléments, il est plus aisé de faire son bilan en sécurité que surpris par la nature. Celui qui a déjà vécu, fort de ses erreurs et de ses succès sait comment faire la fois suivante, bien que ce ne soit pas une garantie de réussite à tous coups.