Au-delà de toute considération de techniques ou de méthodes, il faut être capable de compenser ses pertes hydriques très variables selon l'activité et le climat.
Y parvenir quand elle est rare et la dépense plus importante que le gain, il faut se sédentariser peu ou prou pour la récolter. Récupérer un demi litre par jour quand on en élimine trois, parfois jusqu'à dix, n'est pas viable.
L'eau rejetée : respiration (0,5 l/j) ; perspiration et transpiration (0,9 l, plus en cas de transpiration due à la chaleur ou effort physique intense) ; urine (1,5 l/j) ; selles (0,1 l) par bol fécal1, soit un total d'environ 3 l. Il s'agit là d'une estimation moyenne au repos à une T° d'environ 22 °C. Nos troupes au Mali, en action de combat, en consomment environ 10 l/j par personne.
L'eau utilisée par l'organisme : la salive (environ 1 litre par jour) ; le suc gastrique (entre 2 et 2,5 l) ; la bile : 0,5 l ; le suc pancréatique : 0,7 l ; les sécrétions intestinales : environ 3 l. Le sang contient environ 3 à 4 l d'eau.
1Beaucoup plus en cas de diarrhées ou de dysenterie.
Les fruits et légumes frais apportent de l'eau, cuisiner des pâtes, des céréales, les lyophilisés en usent beaucoup. Les fruits séchés puisent sur l'organisme l'eau nécessaire à leur réhydratation.
Certains avanceront que certaines boissons sont diurétiques, certes mais il faut préserver le fonctionnement des reins. Il vaut mieux uriner souvent que d'avoir les reins bloqués.
Sans eau on meurt en trois jours, sans manger mais en buvant en quarante.
Donc, il vaut mieux emporter plus d'eau que de nourriture, le gros problème est sont poids et son volume. Ou alors, prévoir des points de ravitaillement.
Nous ne sommes pas équipés de « cucurbite2 » comme les grosses unités de la marine pour distiller de l'eau non potable.
2Ou en dessalant l'eau de mer et cela, à partir de 1717 grâce à l'invention de la cucurbite par Jean Gaultier (1673-1763).