C'est le travers de notre société : si on ne bêle pas à l'unisson du troupeau des soi-disant bien pensants auto-proclamés, on est ostracisé. Si la liberté de chacun s'arrête où commence celle des autres, certains estiment que la leur est plus importante et se l'approprient à leur seul profit en dénigrant autrui. Et, hypocrisie, incohérence ou paradoxe se gargarisent du mot démocratie pour mieux imposer leur dictature. Quoi qu'on fasse, on gêne toujours quelqu'un, faut il pour autant ne plus rien faire ? Nous entendons, déjà, tous, ceux qui disent : Oui ! si vous faites comme nous vous disons de faire. Eh ! bien, non !
Vivre ensemble n'est pas facile, s'il faut être indulgent, il ne faut pas être tolérant, c'est une soumission déguisée dont beaucoup profitent. Nous voyons toujours les excès des autres, rarement quand nous-mêmes sommes excessifs. Alors ne nous parons pas de fausses vertus pour mieux les cacher et ne montrer que celles des autres.
Même à pied l'homme pollue, l'histoire montre que partout où il passe, et bien avant l'invention du moteur thermique, il laisse un désert végétal et un tas d'immondices. Parfois, mais uniquement pour des raisons stratégiques, il reboise : les forêts cultivées de Colbert (Grande Ordonnance des Eaux et forêts de 1669) n'avaient pour but principal que la construction de notre marine. Aujourd'hui, l'enjeu est différent, mais ça pertinence à long terme est discutable à cause de la poussée démographie incontrôlée.
Par facilité nous évitons ce qui est le plus visible, ceux qui est caché est plus pernicieux : nous nous contentons de mettre la poussière sous le tapis. Les habitudes de vie que nous avons prises sont très dispendieuses de tout et nous ne nous coucherons ni ne nous lèverons plus comme les poules sans y être contraints. Si demain, nous revenons aux moteurs à crottin, il faudra les nourrir et tous ne pourrons y avoir recours. Jojo chantait « Cheval d'acier », tous en dépendons même si nous ne sommes pas « motorisés », que nous ayons quatre roues motrices comme un cheval ou deux comme un bipède, tant que nous voudrons aller voir ce qu'il y a derrière l'horizon nous en seront tributaire.
Ce n'est pas s'en servir qui est condamnable, mais comment.