Re: Quelques réalisations de moi.
Posté : lun. 29 août 2011 12:01
Salut.
Pour ton arc en if, je ne comprends pas trop pourquoi tu le courbes à la vapeur. Un if est plutôt fait pour donner un arc droit (type longbow ou flatbow). Tu as bien résumé la base : refendre la billette, prendre la partie qui intéresse, tracer et tailler. Pour le séchage, c'est plutôt un an que 15 jours quand même : plus il est sec, moins il prendra de band en vieillissant.
Ensuite, il faut équilibrer l'arc (c'est long...), branche par branche, en gratouillant le ventre jusqu'à ce que les deux branches plient de façon identique. Je ne vois pas où la vapeur peut intervenir. Le backing en tendon (ou lin, ou écorce) collé sur le dos le renforce, certes, mais pour un composite, le seul facteur que je connaisse en France pour les composites laisse sécher les tendons un an !!!
Plus il vieillira et plus tu tireras avec, plus il prendra du band (l'arc ne sera plus droit comme à l'origine, mais restera plié "naturellement").
Pour les anglais pendant la guerre de Cent ans, il faut voir qu'ils avaient régulièrement 5000 archers à disposition. Chacun pouvant tirer 10 flèches à la minutes, en une minute, on envoie donc 50 000 flèches. Un tir de barrage de 5 mn va bousiller sans difficultés 250000 flèches... C'est du consommable, c'est cher. Pour les diamètres, elles n'étaient pas tirées de branches (noisetiers ou autres), mais rabotées dans du carrelé de frêne le plus souvent. On peut supposer que les facteurs de flèches devaient les sortir de façon plutôt régulière. (source globale, Webarcherie).
Sur WA, certains ont fait des arcs comme toi, au silex, et des flèches (plutôt cornouiller que noisetier), avec plumes collées au brai de bouleau, pointe en bois de cerf/renne ligaturées au tendon. Il en ressort qu'il faut mieux aussi ligaturer l'empennage plutôt que le coller (la colle bavant un peu...) alors que la ligature (au tendon toujours) assure un bon maintien des plumes.
Je ne fais mes arcs qu'avec des outils metaliques (hachette pour dégrossir, plane pour les finitions et grattoir pour l'équilibrage), je ne peux donc qu'admirer le travail au silex. J'ai au moins un longbow en noisetier (cueilli en montage, droit, de 6 cm de diamètre), séché plus d'un an (c'est long...), mais sans renfort, en flatbow, il sort à 50#. On peut donc se passer du backing à mon avis, qui était réservé à l'origine aux contrées où il n'y avait pas de bois assez utile pour des arcs puissants.
Pour ton arc en if, je ne comprends pas trop pourquoi tu le courbes à la vapeur. Un if est plutôt fait pour donner un arc droit (type longbow ou flatbow). Tu as bien résumé la base : refendre la billette, prendre la partie qui intéresse, tracer et tailler. Pour le séchage, c'est plutôt un an que 15 jours quand même : plus il est sec, moins il prendra de band en vieillissant.
Ensuite, il faut équilibrer l'arc (c'est long...), branche par branche, en gratouillant le ventre jusqu'à ce que les deux branches plient de façon identique. Je ne vois pas où la vapeur peut intervenir. Le backing en tendon (ou lin, ou écorce) collé sur le dos le renforce, certes, mais pour un composite, le seul facteur que je connaisse en France pour les composites laisse sécher les tendons un an !!!
Plus il vieillira et plus tu tireras avec, plus il prendra du band (l'arc ne sera plus droit comme à l'origine, mais restera plié "naturellement").
Pour les anglais pendant la guerre de Cent ans, il faut voir qu'ils avaient régulièrement 5000 archers à disposition. Chacun pouvant tirer 10 flèches à la minutes, en une minute, on envoie donc 50 000 flèches. Un tir de barrage de 5 mn va bousiller sans difficultés 250000 flèches... C'est du consommable, c'est cher. Pour les diamètres, elles n'étaient pas tirées de branches (noisetiers ou autres), mais rabotées dans du carrelé de frêne le plus souvent. On peut supposer que les facteurs de flèches devaient les sortir de façon plutôt régulière. (source globale, Webarcherie).
Sur WA, certains ont fait des arcs comme toi, au silex, et des flèches (plutôt cornouiller que noisetier), avec plumes collées au brai de bouleau, pointe en bois de cerf/renne ligaturées au tendon. Il en ressort qu'il faut mieux aussi ligaturer l'empennage plutôt que le coller (la colle bavant un peu...) alors que la ligature (au tendon toujours) assure un bon maintien des plumes.
Je ne fais mes arcs qu'avec des outils metaliques (hachette pour dégrossir, plane pour les finitions et grattoir pour l'équilibrage), je ne peux donc qu'admirer le travail au silex. J'ai au moins un longbow en noisetier (cueilli en montage, droit, de 6 cm de diamètre), séché plus d'un an (c'est long...), mais sans renfort, en flatbow, il sort à 50#. On peut donc se passer du backing à mon avis, qui était réservé à l'origine aux contrées où il n'y avait pas de bois assez utile pour des arcs puissants.