Re: Couteau de camp ou outil tous terrains ?
Posté : dim. 27 juin 2010 11:58
Bpc. Agour Yaouna, onxa sia ? (Orthographe fantaisiste, je m'en doute).
Le problème des couteaux dont la ligne de tranchant fait un angle, plus ou moins fermé, avec le manche est que celui-ci et la main gênent pour certaines tâches, notamment pour les opérations de raclage ou de planage. Le mouvement ne peut être rectiligne, la force ne s'applique pas uniformément tout le long de la partie droite de cette ligne. Sur un couteau à trancher de boucher, c'est toute la partie droite du tranchant qui travaille. La largeur de la lame est telle que l'épaisseur des doigts lui est inférieure.
La présence d'un quillon est certes utile pour une frappe d'estoc, destinée à un couteau plus prévu pour le combat que comme outil. La forme de la lame, se rétrécissant vers ce quillon, se justifie pour faire glisser celle de l'adversaire, en l'orientant vers lui et sert d'arrêtoir et empêche les doigts de venir en contact du tranchant. Sa forme courbée vers la main pallie en partie l'absence de coquille.
Le kukri a vocation offensive, il est conçu pour une frappe de taille extrêmement vulnérante tout en permettant, en même temps, de frapper d'estoc. S'il peut également servir de serpe ou de petit sabre d'abattis, c'est justement grâce à ce dessin prévu pour la taille. Ce n'est pas vraiment un utilitaire, puisque les modèles d'origine ont dans leur étui petits couteau et pique à manger. Certains grands coutelas de forestiers et de chasse européens, des siècles passés, étaient pourvus de ces accessoires : couteau de table (ou pour menus travaux) et fourchette.
L'idée de pourvoir la lame d'une denture de scie pour bois vert, est séduisante mais ne permet, vu sa longueur, que de couper des branches guère plus grosses qu'un manche à balai. Cette disposition se rencontrait, entre autres, sur les baïonnettes allemandes Mauser 98/05 de l'Artillerie et du Génie, mais la longueur de la denture était d'environ 40 cm. Cette disposition fut abandonnée, car la propagande adverse dit que c'était pour arracher les tripes. Autre histoire.
Quand on voyage, on ne campe pas vraiment, on se contente de bivouaquer surtout quand on est à pied. À moins d'être véhiculé ou accompagné d'animaux de bâts.
Les couteaux dits de « survie » sont avant tout des armes militaires servant accessoirement d'outil, d'où leur dessin martial. Le couteau de camp est plus un outil de petit bûcheronnage, d'émondage plus exactement, sans perdre de vue sa fonction première de couteau.
Le problème des couteaux dont la ligne de tranchant fait un angle, plus ou moins fermé, avec le manche est que celui-ci et la main gênent pour certaines tâches, notamment pour les opérations de raclage ou de planage. Le mouvement ne peut être rectiligne, la force ne s'applique pas uniformément tout le long de la partie droite de cette ligne. Sur un couteau à trancher de boucher, c'est toute la partie droite du tranchant qui travaille. La largeur de la lame est telle que l'épaisseur des doigts lui est inférieure.
La présence d'un quillon est certes utile pour une frappe d'estoc, destinée à un couteau plus prévu pour le combat que comme outil. La forme de la lame, se rétrécissant vers ce quillon, se justifie pour faire glisser celle de l'adversaire, en l'orientant vers lui et sert d'arrêtoir et empêche les doigts de venir en contact du tranchant. Sa forme courbée vers la main pallie en partie l'absence de coquille.
Le kukri a vocation offensive, il est conçu pour une frappe de taille extrêmement vulnérante tout en permettant, en même temps, de frapper d'estoc. S'il peut également servir de serpe ou de petit sabre d'abattis, c'est justement grâce à ce dessin prévu pour la taille. Ce n'est pas vraiment un utilitaire, puisque les modèles d'origine ont dans leur étui petits couteau et pique à manger. Certains grands coutelas de forestiers et de chasse européens, des siècles passés, étaient pourvus de ces accessoires : couteau de table (ou pour menus travaux) et fourchette.
L'idée de pourvoir la lame d'une denture de scie pour bois vert, est séduisante mais ne permet, vu sa longueur, que de couper des branches guère plus grosses qu'un manche à balai. Cette disposition se rencontrait, entre autres, sur les baïonnettes allemandes Mauser 98/05 de l'Artillerie et du Génie, mais la longueur de la denture était d'environ 40 cm. Cette disposition fut abandonnée, car la propagande adverse dit que c'était pour arracher les tripes. Autre histoire.
Quand on voyage, on ne campe pas vraiment, on se contente de bivouaquer surtout quand on est à pied. À moins d'être véhiculé ou accompagné d'animaux de bâts.
Les couteaux dits de « survie » sont avant tout des armes militaires servant accessoirement d'outil, d'où leur dessin martial. Le couteau de camp est plus un outil de petit bûcheronnage, d'émondage plus exactement, sans perdre de vue sa fonction première de couteau.


