envie de passer du temps en forêt: le but, les moyens: le camping sauvage et le bushcraft.
on peut faire du camping sauvage sans connaissance de bushcraft, en apportant son réchaud ou une cagette et du papier journal...
donc deux jours de balades, une nuit sur place, 20 km le premier jour et une bonne huitaine le second. j'ai voulu dormir dans un hamac, peu concluant, bien sûr je connaissais le hamac et ses fameuses siestes... las ! toute une nuit, moi qui me retourne en dormant, eh bien pas là! donc réveillé pas mal de fois! puis vers 5 h du matin vint le froid, et la question est-ce que je mets le sur sac? il faut dire que le hamac est bien pendant, je ne suis pas droit, mes pieds en hauteur finissent par être exposés au vent qui passe au travers du duvet prévu pour 5 ° minimum, et là il fait aux alentours de zéro!
je finis par mettre le sur sac (une couverture de l'armée, pliée en deux et cousue) et là la différence se sent aussitôt!
ce fut une très belle journée, et la nuit aussi ( à défaut d'être bonne) elle vint à 21h30 gentiment, le feu éclairant le camp, puis se fit plus profonde, ensuite on voyait les étoiles, puis vers 5 h la lune illumina la forêt, le jour se levant vers 6h30, avec un peu de brume.
et un putain de volatile qui caquetait juste au dessus de moi toute la nuit! j'ai fini par lui dire" ta gueule" (pfffff pas la Ray Mears attitude!) sans effet. pas mal de passages d'animaux, ce qui est peu surprenant vu les traces de couches de chevreuil nombreuses alentour. et aussi le nombre de miradors!
j'ai lu Kephart qui préconise les feux enterrés alors, je me suis trimballé la pelle ! mais c'est économique en bois et ce matin il y avait encore de fortes braises. pas besoin de rallumer, il avait été rechargé deux fois dans la nuit.l'autre avantage, c'est que pour réchauffer on laisse la gamelle sur le feu, et miracle! les bûches ne roulent pas! évitant de ce fait de renverser la bouffe.
pour cuire une suspension serait de rigueur, cependant...
au menu du petit déjeuner, tartines de pain complet miel / beurre préparées à la maison mais rôties au feu ; et infusion de feuilles de ronce en guise de thé. le midi comme la veille au soir, jarret de porc aux légumes! le matin du second jour, le gars qui a mal dormi était un peu moins vif, a laissé son sac dans la voiture, et a marché toute la matinée; quoique mollement. à midi creusé un nouveau trou en bord de chemin pour y faire une petit feu pour chauffer la tambouille, et manger sur un chablis un peu plus loin!
en résumé:
j'ai laissé le sac super lourd, dans un endroit que je connais, bien planqué bien que rouge, et j'ai vécu de beaux instants dans un massif forestier que je connais bien et que depuis je connais mieux.
j'ai eu du mal à rentrer dans le mode forêt, mais une fois dedans super. j'ai croisé un pic épeiche, de bon matin, juste au dessus de moi, des biches, cinq, et la première fois au moins autant et un cerf. de beaux paysages, une diversité de peuplements forestiers, (les essences, et le mode). j'ai installé mon camp au grand air, joué de la hachette après avoir fait tarzan pour casser les branches basses et mortes de chênes pour alimenter le feu. creusé , fait un feu, qui sera rebouché ne laissant que peu de traces.
malgré un sac très lourd,(même si je m'en suis bien sorti en le laissant quelque part!) une belle sortie, pleine de beauté et d'harmonie à défaut de sommeil!

- des fleurs, ajoncs...

- des fleurs plus sympas!

- forêt

- besoin de bois pour manche de couteau...

- le trou du camp

- le bois de feu.

- cuiller faite à la hachette

- cuiller

- le tas pour la nuit

- chargé prêt à faire feu!

- feu au silex

- le camp

- le camp la nuit, et les piquets c'est pour les chaussures la nuit

- ça cuit

- c'est cuit

- dans le taillis voisin une cabane à licher!