Pour une pirogue monoxyle, il te faut un bois stable ou stabilisé après séchage, il ne ne faut surtout pas qu'il se fende ou se tourmente en séchant. Une foi creusée, il faut empêcher les bords de la pirogue de s'élargir et de se resserrer (à cet effet, tu peux te contenter de creuser plusieurs compartiments séparés l'un de l'autre d'un « mur » de l'épaisseur du bordé). Donc pas de chêne, de châtaignier, de robinier non stabilisés.
Le pin gemmé dit « saigné à blanc » est un bois de bonne qualité pour ce type de construction, le pin en général (pinasse du bassin d'Arcachon).
Mieux encore le mélèze, n'est-il pas surnommé chêne de montagne ?
L'aulne (vergne ou verne) est bon, on en fait des sabots, donc il a une bonne résistance à l'eau.
En théorie presque tous les bois conviennent s'ils ont les dimensions requises, toutefois il faut considérer leur durabilité à l'air et pire à l'eau (pourrissement).
Il te faut une bille cylindrique d'au moins trois mètres de long, d'un diamètre de soixante-dix à quatre-vingt centimètres (conicité admissible d'un centimètre par mètre linéaire). La le rapport longueur/largeur avant façonnage est de 1 à 4, il vaudrait mieux 1 à 5 ou 1 à 6, fini.
L'épaisseur des bordés et du fond, voire plus pour celui-ci, doivent être d'environ cinq centimètres.
Je te conseille d'étudier un peu la forme de carène que tu donnera à ton esquif, sinon il aura les qualité nautique d'une auge ou d'une baignoire.
Pense aussi au poids fini.
Travail minutieux et de longue haleine qui ne s'improvise pas.