Je procède différemment.
Il est préférable de faire un patron en tenant compte des coutures et de l'épaisseur du cuir.
Le cuir est cousu sec, une fois toutes les coutures terminées, je plonge l'étui dans de l'eau tiède jusqu'à saturation. Entre temps, j'enduis de graisse1 (vaseline) toute la partie de l'objet qui ira dans l'étui. Je sors l'étui de l'eau, l'égoutte, puis j'introduis l'objet et le fais jouer un peu dans tous les sens (pas de trop le cuir est alors très malléable), le retire et le remet plusieurs fois. Enfin, je l'y laisse et presse le cuir sur l'objet avec un lissoir en os (ou en bois dur) pour le modeler sur l'objet.
Avec un sèche-cheveux (le pistolet thermique est trop chaud), réglé moyen, je sèche le cuir, la buse2 de l'appareil doit être à une largeur de main de l'étui, sans insister à un endroit pour ne pas brûler le cuir, il faut faire un mouvement balayé. Je sors l'objet pour sécher partiellement l'intérieur, puis l'y remet et le laisse ainsi jusqu'à séchage complet à l'air ambiant. Séché trop brutalement le cuir devient très dur et cassant.
Tout ce qui peut marquer le cuir en creux, quand il est mouillé, est à proscrire, sur du tanné végétal c'est définitif ou très difficile à rattraper : cuir repoussé.
1Peut être remplacé par du film alimentaire, sur de gros étuis. Mais il faut veiller à ne pas faire de surépaisseur.
2On peut y adapter l'embout plat, voire s'en bricoler un petit pour réduire la sortie de la buse afin de correspondre à l'entrée de l'étui.