Petit "Up" pour vous signaler que j'ai mis TOUTES les photos ... d'habitudes les photos illustrent le texte, mais ici le texte est long à sortir, .... mais j'y travaille ...
[Projet rando/Bivouac] Orval
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Re: [Projet rando/Bivouac] Orval
Salut,
Petit "Up" pour vous signaler que j'ai mis TOUTES les photos ... d'habitudes les photos illustrent le texte, mais ici le texte est long à sortir, .... mais j'y travaille ...
Petit "Up" pour vous signaler que j'ai mis TOUTES les photos ... d'habitudes les photos illustrent le texte, mais ici le texte est long à sortir, .... mais j'y travaille ...
"Who dares win"
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Re: [Projet rando/Bivouac] Orval
Cool, c'est super
Je vais voir les photos !
Je vais voir les photos !
Mon rêve c'est de vivre dans un village autonome, et j'en serai l'artisan. Un peu comme avant quoi ...
Ou ermite ? o_O
« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! » Antoine Lavoisier
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Re: [Projet rando/Bivouac] Orval
Bonjour à tous,
Mieux vaut tard que jamais, j'ai enfin fini le CR de ce périple.
L'aventure va continuer, je prépare 4 jours en solo de Walcourt vers l'Abb. de Leffe (la Leffe vous connaissez en France hein ... à Chamonix pdt mes vacances il y en avait partout ...
) et dès que les nouvelles semelles orthopédiques de ma femme le lui permettront, nosu partons ensemble de la maison vers l'Abb. de Chimay (Abb. de Scourmont). Comme d'hab' ... nul ne sait si ce sont les Abb. ou le divin breuvage qui guident mes pas ...
Samedi 21/05/2011
Je me réveille avec des gargouillis dans le ventre. Les gargouillis s’amplifient vite, et j’ai juste le temps de sortir de mon sac de couchage et d’éviter ainsi une catastrophe due à une diarrhée soudaine ! Je n’ai évidement aucune envie de déjeuner. Mon sac à dos est vite bouclé, je m’arrête quand même au bord du mini ruisseau tout proche, pour y laver mon « Ass Rag » !
Heureusement, nous sommes samedi et les pharmacies doivent encore être ouvertes. Je rejoins sans tarder Gedinne, où une brave Dame m’indique le chemin de la pharmacie. Mon odeur d’homme des bois a quelque peu du parfumé l’officine, mais j’en suis ressorti avec de l’Immodium instant que je me suis empressé d’avaler.
Le temps de retrouver le GR et me voici reparti sur les chemins. Je ne me sens pas très bien, et si je profite quand même des paysages en cette belle journée ensoleillée, je ne ferai que bien peu de photo.
J’essaie de boire un maximum, mais je n’arrive pas à me sentir bien hydraté !
Il faut aussi que je me force à manger un peu si je veux continuer. Peu après Louette-St-Pierre, je m’arrête sur un large chemin sur lequel je pourrai allumer mon réchaud à bois sans risque. Je me prépare un sachet de riz, tout indiqué vu les circonstances. Je profite de cette pause et du soleil, pour sortir mon sac de couchage et l’aérer un peu. Je me sens un peu mieux et je repars de plus belle.
Je croiserai un randonneur qui sac au dos, est parti de Florenville pour rejoindre Bouillon en 4 jours. Nos papotons un peu et il me dit que lui dort dans en camping. Il a passé la nuit à Chassepierre. Tiens en voilà une bonne idée à laquelle je n’avais même pas pensé, trop axé que j’étais sur le « Bivouac ». Ce serait une solution pour la dernière étape, car à l’approche de Florenville, il n’y a plus de bois pour bivouaquer. Il aurait alors fallu soit allonger de beaucoup la dernière étape, soit bivouaquer vraiment tout près, trop près, d’Orval.
Quelques kilomètres avant Orchimont, soit c’est le balisage qui était vraiment défaillant, soit c’est moi qui me suis planté, toujours est-il que le topo-guide signalait que le chemin descendait sur la droite, et que j’ai bien pris un embranchement qui descendait sur la droite. Ce chemin s’est vite rétréci, pour disparaitre ensuite complètement. Je savais que je devais rejoindre un ruisseau, je descendais et donc il devait y avoir un ruisseau dans le fonds. Arrivé là, l’azimut du ruisseau m’a confirmé ma position approximative. Il me suffisait de le suivre pour rejoindre le GR.
La fatigue se faisant sentir, sans doute à cause de mon état général, j’ai décidé de m’allonger et de me reposer un moment dans ce petit coin de paradis. Je me suis endormi 1 heure! J’ai refait le plein en eau et comme prévu, après avoir enjambé quelques troncs, j’ai rejoint le GR un peu plus loin.
L’heure avançait et j’ai commencé à chercher un endroit pour planter mon tarp. Mon assistance météo avait prédit de l’orage pour la nuit, mieux valait donc le tarp au poncho.
Seulement voilà, dans ce fonds de vallée, le réseau GSM ne passait pas ! Mon moral n’en menait pas large, et j’avais très envie d’entendre la voix de ma femme. J’ai donc dépassé un peu Orchimont, et c’est en remontant sur le plateau que j’ai trouvé un beau coin dégagé pour m’installer. Un grand tarp bien large pour moi tout seul, sur un bon matelas de feuilles, il n’en fallait pas plus pour passer une excellente nuit
Les photos : http://imageshack.us/g/855/2105p1080683.jpg/
Dimanche 22/05/2011
L’orage de cette nuit ne m’a pas mouillé. Je suis toujours confortablement installé sous mon tarp et je n’ai pas trop envie de bouger. Je traine donc à me lever, et ça me fait un bien fou !
Bon me voilà quand même debout à remballer mon matos. Là je me dis que j’ai été trop optimiste en espérant cuisiner, et notamment faire des chapatis. J’écarte les feuilles mortes et je vire ma farine … 700 gr d’économisés dans mon sac à dos.
Arrivé au sommet, je suis motivé. Je sais qu’au bout de la descente, c’est la Semois… ;o))
Vresse-sur Semois est un bien beau village. Je pose mon sac pour quelques photos. Je passe le pont St Lambert et j’attaque la montée vers les crêtes de Chairière. Aie … le sentier et le balisage disparaissent, tout est sans dessus dessous !! J’entends un bruit de tronçonneuse et je me dirige vers le forestier à l’ouvrage. Il m’annonce que 1.000 stères ont été abattues. Il m’indique aussi comment rejoindre la route.
Le GR se transforme en montagne Russe !! Ca monte d’un côté, pour redescendre, traverser la Semois et grimper à nouveau en face ! Les points de vue sont magnifiques. Je dépasse ainsi Alle-sur-Semois, délaissant les touristes d’un jour. Le balisage est à nouveau défectueux. Heureusement, j’ai la carte et je retrouve le GR un peu plus haut.
Je longe la Semois, un sentier que je connais pour l’avoir pratiqué en VTT lors du Grand Raid Godefroid. Au Ban de Laviot, je ne peux résister à l’envie de faire une loooongue pause. Une belle plage en galets au bord de la Semois, un camping juste en face, mais bon, hein … ;o))
J’en profiterai pour me laver complètement et changer de slip, ce qui provoquera bien des éclats de rire au camping d’en face. Je me suis ensuite mijoté une petite polenta, petite … mwouais … j’ai du laisser une partie aux poissons.
Bien rafraichi et rassasié, les heures les plus chaudes sont passées, je repars pour les Crêtes de Frahan. Superbe sentier !! Il faudra revenir avec ma femme pour lui faire découvrir ce coin !
De l’autre côté de la passerelle de Frahan, la côté bien raide me conduit vers Rochehaut. La fameuse promenade des échelles est évitée par le GR … pourtant j’aimerais y jeter un œil !
A la sortie du village, j’ai un doute ! Je fais demi-tour et je rencontre un monsieur très sympa qui promène son chien. C’est un pur habitant de Rochehaut, et nous discutons longuement sur les promenades, les touristes et l’aménagement des sentiers dont personne ne semble se soucier puisque les clients sont là quand même …
La journée est bien avancée et à peine éloigné, je cherche un coin accueillant. Je monte une butte à côté du GR et … nickel, je m’installe.
Les photos : http://imageshack.us/g/577/2205p1080711.jpg/
Lundi 23/05/2011
Au réveil, je remonte sur le sentier pour y poser mon réchaud. Haaa … un bon petit déjeuner, ca va mieux. Le sentier me conduit au confluent de la Liresse. Superbe endroit où pique-niquer, mais ce n’est pas l’heure. Au lieu de continuer le GR, je rebrousse chemin pour effectuer une reconnaissance vers les échelles de Rochehaut. Le sentier n’est pas des plus faciles, mais il fait sec et ça passe sans problème. J’arrive à la première échelle, elle est sécurisée par des arceaux. Impossible de passer sac au dos, et pas question non plus, de prendre des risques inutiles, il serait en effet bien imprudent de jouer les acrobates tout seul au fonds des bois ! Je rebrousse chemin et je reprends le GR vers Botassart.
Rhaaa … sur le parking du fameux point de vue du Tombeau du Géant, il y a une friterie et un marchand de crème glacée …. Difficile de résister, mais je ne craque pas ! Je ne m’attarde pas, inutile de prolonger la tentation, et je descends vers la Semois que je longe jusque l’Abbaye de Cordemoy, fermée hélas !! Le GR vire vers les hauteurs du belvédère d’Auclin. Hélas, il est fermé aussi !! Décidément.
La structure semble montrer des signes de faiblesses!?
Je redescends sur Bouillon pour m’offrir un sandwich au jambon d’Ardenne … miam ! Avec les Immodium, ce sera ma seule dépense de ce trek.
Je coupe au court par le site de SurvieS.be et je rejoints le gué du Han du han.
Encore un beau coin pour me laver, je suis seul, ce sera la totale … heheee…
Ma chemise est toute raide de transpiration, tant pis, je la trempe aussi, un peu de savon … évidement elle n’est pas sèche au moment de repartir. Je l’enfile quand même et une heure plus tard elle est sèche. Vive le synthétique !
La route du GR est barrée à cause d’éboulement de rochers, je suis donc contraint de remonter par la variante du « Moulin hideux », pour rejoindre le tracé initial via les Hayons. Il se fait tard, pas de coin propice au bivouac, je continue … je trouverai finalement un endroit qui me convient, du côté du Gué du Maka, à La Platinerie.
Les photos : http://imageshack.us/g/801/2305p1080725.jpg/
Mardi 24/05/2011
Me voilà reparti par les petits villages ardennais. Auby-sur-Semois, Cugnon, où un banc m’invite à une petite pause. Un monsieur vient papoter avec moi, me parle de mon matos, me demande où je vais. Là nos avis divergent : lui me dit « alors vous allez par là » et moi de lui répondre, que non et lui montrer la direction opposée. C’est que les GR aiment à faire des tours et détours à la découverte d’endroits bien sympathiques. Il m’apprendra que le sentier par lequel je suis venu est le sentier dit « du facteur » … hhmmm, Ca sent bon une époque où l’on prenait le temps de vivre !
A ce propos, je me sens hors du temps, sans horaire, je mange quand j’ai faim, je marche sans me soucier de l’heure, je vis avec le soleil, quand il se couche, je me couche aussi. Tout est calme, pas de stress, pas de « besoins » inutiles, juste ce qui est nécessaire. Difficile d’exprimer ce sentiment de liberté totale. J’ai même parfois difficile de savoir quel jour nous sommes !
C’est clair que le retour sera dur. Où est la « vraie » vie ???
Je repars en passant devant une chapelle : « Notre-Dame du Prompt Secours ». Je sortirai une bougie de mon sac à dos, pour l’offrir à l’intention de Marie-France qui aura bien besoin d’une petite intervention divine pour être en état de me rejoindre demain.
A côté d’un balisage blanc et rouge, une flèche indique « Orval »… ;o))
Je quitte les villages, pour rejoindre les champs et forêts.
Le sentier devient moins attrayant : je longe une interminable et haute clôture … pfff. Je suis content de sortir à découvert, mais le soleil tape fort sur cette petite route vers la Croix du Soldat. Elle aussi me semble bien longue, mais faut dire que j’ai un nouveau coup de blues … Enfin je rentre dans le bois, au bout de quelques dizaines de minutes, j’arrive au point de vue Libaipire … wouaaa … le paysage est magnifique ! Je m’installe et passe un petit coup de fil à ma femme. Quelques minutes plus tard, je suis complètement reboosté.
Je resterai plusieurs heures devant ce spectacle changeant au rythme du soleil qui descend sur l’horizon. J’en profiterai pour me cuisiner un bon repas, aérer mon sac de couchage, et me fumer une et même deux pipes de bon tabac de la Semois évidement. Je ne suis vraiment pas presser de quitter les lieux, d’autant que je suis à peine à une heure de marche du RDV de demain. Mais avec le soleil qui se couche, c’est le vent et la fraicheur qui me feront repartir pour trouver rapidement mon dernier endroit de bivouac solitaire. Je suis quand même passé sur l’autre versant pour être face au soleil levant et bénéficier, demain matin, de ses premiers rayons.
Malgré la prière adressée à « Notre-Dame du Prompt Secours », nous avions décidé Marie-France et moi de raccourcir son dernier tronçon. Nous devrions donc arriver à Orval jeudi au lieu de vendredi. Nous avions convenu initialement avec Gwenaëlle, qu’elle viendrait nous rechercher vendredi, mais jeudi ce n’est pas possible pour elle. Je contacte deux amis, en espérant qu’un des deux sera libre !? Génial, Sébastien est disponible.
Les photos : http://imageshack.us/g/171/2405p1080741.jpg/
Mercredi 25/05/2011
Comme chaque jour, je me réveille sous les gazouillis des oiseaux et les premiers rayons du soleil. Quel bonheur !! Aujourd’hui, j’ai rendez-vous avec ma Bien-Aimée. C’est son jeune frère qui la conduira jusqu’à moi. Je suis content.
Je dois avoir une petite heure de marche jusqu’à l’Ancien Prieuré de Conques. Je replie tranquillement le matériel après avoir mangé un bout. J’enfile mon sac à dos et je rejoints le chemin forestier non loin de mon bivouac. La descente est facile jusqu’à la route. Je dépasse l’Ancien Prieuré devenu hôtel et je m’arrête dans le virage suivant, bien en vue.
L’attente commence, je suis en avance.
Le gsm sonne ils ne sont plus qu’à 1/2h d’Herbeumont selon leur GPS …. Hhmm … le GPS, parlons-en : au coup de fil suivant, ils sont à Herbeumont, mais ne trouvent pas le Prieuré de Conques. Je leur dit de filer plein sud, que là ils rejoindront la Semois et qu’après le pont, ils verront le Prieuré … oui mais c’est où le Sud ??? Les voilà reparti dans une direction opposée !! Haaa … vive le GPS, mais preuve que quelques notions d’orientation sont bien utiles, même à l’automobiliste trop habitué à obéir sans réfléchir à la voix dans cette petite boite … ;o))
Bon finalement vous vous doutez bien qu’ils sont arrivés au lieu de RDV et que c’est avec un grand bonheur que j’ai retrouvé ma femme … ;o))
Merci à son frère.
J’échange mon réchaud à bois contre celui au gaz, car la prochaine nuit sera en camping. Je remplis mes gourdes, et nous voilà prêts.
Ma femme a mis une genouillère et a pris ses deux bâtons. La visite chez l’ostéopathe lui a fait du bien. Ben, ce n’est sans doute pas très raisonnable de repartir sac au dos dans cet état, mais parfois l’envie, la passion est plus grande que la douleur … hmmm !!
Nous voilà repartis côte à côte vers notre destination finale. Heureusement, après un petit sentier sinueux, nous rejoignons le bord de la Semois sur un large chemin facile. Marie-France pourra ainsi économiser ses genoux et arriver à bon port.
La Haute Semois est très sauvage, aucune habitation, personne à part un pêcheur qui nous dira son inquiétude sur le niveau bas des eaux. Tranquillement, nous rejoindrons la civilisation. Nous irons jusqu’au camping de Chassepierre comme prévu.
Nous sommes bien accueillis. Le patron n’est pas là, mais un gars sympa, l’homme à tout faire semble-t-il, nous indique où nous installer et nous montre les douches.
Le montage du tarp est assez folklorique : il n’y a qu’un seul arbre où accrocher un tendeur, je n’ai pris que 4 piquets de sol en alu, d’habitude je confectionne les autres sur place, mais ici, il faudra que je me contente de quelques bouts de bois mort qui trainent, et pour couronner le tout, il y a beaucoup de vent !! Nous craignons même de l’orage pendant la nuit.
Qu’importe, si nécessaire, nous évacuerons vers la terrasse couverte de la réception du camp.
La soirée se passe super bien. Nous sommes bien installés, il y a beaucoup de place. L’ambiance est très relax. Nous apprécions le confort relatif du camping par rapport au bivouac. Et après un bon repas chaud, nous restons à papoter tranquillement pendant que le soleil disparait lentement. La fraicheur du soir tombe et nous pousse dans nos sacs de couchage pour notre dernière nuit.
Les photos : http://imageshack.us/g/813/2505p1080773.jpg/
Jeudi 26/05/2011
Nous nous réveillons avec le levé du soleil. Nous prendrons notre temps pour déjeuner, replier le matériel et nous préparer pour cette dernière journée de marche. Nous n’avons pas eu d’orage et le tarp a bien résisté au vent … ouf !
Lors de notre départ, nous sommes salués par un résident du camping qui nous propose même de nous véhiculer un bout de chemin. Vous vous doutez bien de notre réponse, mais c’était bien sympa de sa part. Nous le croiserons à nouveau en quittant Florenville, un signe de la main, un coup de klaxon … ;o))
Chassepierre est un bien beau petit village. J’avais choisi de ne pas faire la boucle complète du GR pour rejoindre Florenville. Nous coupons donc par les routes à travers champs, pour rejoindre le tracé vers … Orval. La route jusque Chameleux est un peu monotone. Ce n’est que passé cet ancien relais que nous rejoindrons un petit ruisseau bien sympathique, pour un dernier tronçon bien agréable. Néanmoins, plus très loin d’Orval, le balisage disparait. Des arbres ont été abattus. Nous hésitons à remonter sur un large chemin, ou a traverser un nouveau petit pont pour longer le champ sur la gauche. Les deux sont dans la même direction, plein sud vers l’Abbaye. Nous choisirons le champ dont le panorama nous séduit plus que la zone défrichée.
L’azimut est bon, mais nous ne trouvons aucun balisage. Nous ne sommes plus sur le GR, pas grave. Passé le champ, Marie-France aperçoit un petit sentier sur la droite, qui devrait selon toute logique, rejoindre le GR. Elle a vu juste et nous voilà revenu sur le large chemin balisé blanc et rouge. Quelques kilomètres encore et j’aperçois une masse orange derrière une habitation … hhhmmmm, serait-ce des bacs du divin breuvage ?
Nous y voilà, l’Abbaye se dresse devant nous. Nous prenons quelques photos pour immortaliser cet instant. Un couple plus âgé nous regarde avec insistance, et engage la conversation pensant que nous partons pour Compostelle. Eux l’ont fait ! Orval est aussi une étape sur ce chemin mythique.
Nous visiterons, la seule partie autorisée : les ruines. Une visite à la boutique s’impose aussi pour nous ramener un souvenir de ce périple. Nous rejoignons ensuite une table de l’hôtellerie toute proche. Une bonne bière, une tartine de fromage, en attendant Sébastien qui gentiment nous rapatriera à la maison.
C’est fini …. Nous y sommes arrivés. C’est presque dommage car à la limite, le plus important n’est pas le but, mais le voyage en lui-même. La météo a été particulièrement clémente. Les villages sont paisibles, il y fait calme et reposant, loin du stress. Les paysages traversés par la succession de GR, sont absolument magnifiques.
Je suis parti sans montre, le temps s’est arrêté pendant 10 jours. Comme l’avait rapporté Nicolas Hulot dans une de ses émissions, citant un touareg qui lui disait :
« Vous avez l'heure, moi j'ai le temps ».
Les photos : http://imageshack.us/g/707/2605p1080815.jpg/
Mieux vaut tard que jamais, j'ai enfin fini le CR de ce périple.
L'aventure va continuer, je prépare 4 jours en solo de Walcourt vers l'Abb. de Leffe (la Leffe vous connaissez en France hein ... à Chamonix pdt mes vacances il y en avait partout ...
Samedi 21/05/2011
Je me réveille avec des gargouillis dans le ventre. Les gargouillis s’amplifient vite, et j’ai juste le temps de sortir de mon sac de couchage et d’éviter ainsi une catastrophe due à une diarrhée soudaine ! Je n’ai évidement aucune envie de déjeuner. Mon sac à dos est vite bouclé, je m’arrête quand même au bord du mini ruisseau tout proche, pour y laver mon « Ass Rag » !
Heureusement, nous sommes samedi et les pharmacies doivent encore être ouvertes. Je rejoins sans tarder Gedinne, où une brave Dame m’indique le chemin de la pharmacie. Mon odeur d’homme des bois a quelque peu du parfumé l’officine, mais j’en suis ressorti avec de l’Immodium instant que je me suis empressé d’avaler.
Le temps de retrouver le GR et me voici reparti sur les chemins. Je ne me sens pas très bien, et si je profite quand même des paysages en cette belle journée ensoleillée, je ne ferai que bien peu de photo.
J’essaie de boire un maximum, mais je n’arrive pas à me sentir bien hydraté !
Il faut aussi que je me force à manger un peu si je veux continuer. Peu après Louette-St-Pierre, je m’arrête sur un large chemin sur lequel je pourrai allumer mon réchaud à bois sans risque. Je me prépare un sachet de riz, tout indiqué vu les circonstances. Je profite de cette pause et du soleil, pour sortir mon sac de couchage et l’aérer un peu. Je me sens un peu mieux et je repars de plus belle.
Je croiserai un randonneur qui sac au dos, est parti de Florenville pour rejoindre Bouillon en 4 jours. Nos papotons un peu et il me dit que lui dort dans en camping. Il a passé la nuit à Chassepierre. Tiens en voilà une bonne idée à laquelle je n’avais même pas pensé, trop axé que j’étais sur le « Bivouac ». Ce serait une solution pour la dernière étape, car à l’approche de Florenville, il n’y a plus de bois pour bivouaquer. Il aurait alors fallu soit allonger de beaucoup la dernière étape, soit bivouaquer vraiment tout près, trop près, d’Orval.
Quelques kilomètres avant Orchimont, soit c’est le balisage qui était vraiment défaillant, soit c’est moi qui me suis planté, toujours est-il que le topo-guide signalait que le chemin descendait sur la droite, et que j’ai bien pris un embranchement qui descendait sur la droite. Ce chemin s’est vite rétréci, pour disparaitre ensuite complètement. Je savais que je devais rejoindre un ruisseau, je descendais et donc il devait y avoir un ruisseau dans le fonds. Arrivé là, l’azimut du ruisseau m’a confirmé ma position approximative. Il me suffisait de le suivre pour rejoindre le GR.
La fatigue se faisant sentir, sans doute à cause de mon état général, j’ai décidé de m’allonger et de me reposer un moment dans ce petit coin de paradis. Je me suis endormi 1 heure! J’ai refait le plein en eau et comme prévu, après avoir enjambé quelques troncs, j’ai rejoint le GR un peu plus loin.
L’heure avançait et j’ai commencé à chercher un endroit pour planter mon tarp. Mon assistance météo avait prédit de l’orage pour la nuit, mieux valait donc le tarp au poncho.
Seulement voilà, dans ce fonds de vallée, le réseau GSM ne passait pas ! Mon moral n’en menait pas large, et j’avais très envie d’entendre la voix de ma femme. J’ai donc dépassé un peu Orchimont, et c’est en remontant sur le plateau que j’ai trouvé un beau coin dégagé pour m’installer. Un grand tarp bien large pour moi tout seul, sur un bon matelas de feuilles, il n’en fallait pas plus pour passer une excellente nuit
Les photos : http://imageshack.us/g/855/2105p1080683.jpg/
Dimanche 22/05/2011
L’orage de cette nuit ne m’a pas mouillé. Je suis toujours confortablement installé sous mon tarp et je n’ai pas trop envie de bouger. Je traine donc à me lever, et ça me fait un bien fou !
Bon me voilà quand même debout à remballer mon matos. Là je me dis que j’ai été trop optimiste en espérant cuisiner, et notamment faire des chapatis. J’écarte les feuilles mortes et je vire ma farine … 700 gr d’économisés dans mon sac à dos.
Arrivé au sommet, je suis motivé. Je sais qu’au bout de la descente, c’est la Semois… ;o))
Vresse-sur Semois est un bien beau village. Je pose mon sac pour quelques photos. Je passe le pont St Lambert et j’attaque la montée vers les crêtes de Chairière. Aie … le sentier et le balisage disparaissent, tout est sans dessus dessous !! J’entends un bruit de tronçonneuse et je me dirige vers le forestier à l’ouvrage. Il m’annonce que 1.000 stères ont été abattues. Il m’indique aussi comment rejoindre la route.
Le GR se transforme en montagne Russe !! Ca monte d’un côté, pour redescendre, traverser la Semois et grimper à nouveau en face ! Les points de vue sont magnifiques. Je dépasse ainsi Alle-sur-Semois, délaissant les touristes d’un jour. Le balisage est à nouveau défectueux. Heureusement, j’ai la carte et je retrouve le GR un peu plus haut.
Je longe la Semois, un sentier que je connais pour l’avoir pratiqué en VTT lors du Grand Raid Godefroid. Au Ban de Laviot, je ne peux résister à l’envie de faire une loooongue pause. Une belle plage en galets au bord de la Semois, un camping juste en face, mais bon, hein … ;o))
J’en profiterai pour me laver complètement et changer de slip, ce qui provoquera bien des éclats de rire au camping d’en face. Je me suis ensuite mijoté une petite polenta, petite … mwouais … j’ai du laisser une partie aux poissons.
Bien rafraichi et rassasié, les heures les plus chaudes sont passées, je repars pour les Crêtes de Frahan. Superbe sentier !! Il faudra revenir avec ma femme pour lui faire découvrir ce coin !
De l’autre côté de la passerelle de Frahan, la côté bien raide me conduit vers Rochehaut. La fameuse promenade des échelles est évitée par le GR … pourtant j’aimerais y jeter un œil !
A la sortie du village, j’ai un doute ! Je fais demi-tour et je rencontre un monsieur très sympa qui promène son chien. C’est un pur habitant de Rochehaut, et nous discutons longuement sur les promenades, les touristes et l’aménagement des sentiers dont personne ne semble se soucier puisque les clients sont là quand même …
La journée est bien avancée et à peine éloigné, je cherche un coin accueillant. Je monte une butte à côté du GR et … nickel, je m’installe.
Les photos : http://imageshack.us/g/577/2205p1080711.jpg/
Lundi 23/05/2011
Au réveil, je remonte sur le sentier pour y poser mon réchaud. Haaa … un bon petit déjeuner, ca va mieux. Le sentier me conduit au confluent de la Liresse. Superbe endroit où pique-niquer, mais ce n’est pas l’heure. Au lieu de continuer le GR, je rebrousse chemin pour effectuer une reconnaissance vers les échelles de Rochehaut. Le sentier n’est pas des plus faciles, mais il fait sec et ça passe sans problème. J’arrive à la première échelle, elle est sécurisée par des arceaux. Impossible de passer sac au dos, et pas question non plus, de prendre des risques inutiles, il serait en effet bien imprudent de jouer les acrobates tout seul au fonds des bois ! Je rebrousse chemin et je reprends le GR vers Botassart.
Rhaaa … sur le parking du fameux point de vue du Tombeau du Géant, il y a une friterie et un marchand de crème glacée …. Difficile de résister, mais je ne craque pas ! Je ne m’attarde pas, inutile de prolonger la tentation, et je descends vers la Semois que je longe jusque l’Abbaye de Cordemoy, fermée hélas !! Le GR vire vers les hauteurs du belvédère d’Auclin. Hélas, il est fermé aussi !! Décidément.
La structure semble montrer des signes de faiblesses!?
Je redescends sur Bouillon pour m’offrir un sandwich au jambon d’Ardenne … miam ! Avec les Immodium, ce sera ma seule dépense de ce trek.
Je coupe au court par le site de SurvieS.be et je rejoints le gué du Han du han.
Encore un beau coin pour me laver, je suis seul, ce sera la totale … heheee…
Ma chemise est toute raide de transpiration, tant pis, je la trempe aussi, un peu de savon … évidement elle n’est pas sèche au moment de repartir. Je l’enfile quand même et une heure plus tard elle est sèche. Vive le synthétique !
La route du GR est barrée à cause d’éboulement de rochers, je suis donc contraint de remonter par la variante du « Moulin hideux », pour rejoindre le tracé initial via les Hayons. Il se fait tard, pas de coin propice au bivouac, je continue … je trouverai finalement un endroit qui me convient, du côté du Gué du Maka, à La Platinerie.
Les photos : http://imageshack.us/g/801/2305p1080725.jpg/
Mardi 24/05/2011
Me voilà reparti par les petits villages ardennais. Auby-sur-Semois, Cugnon, où un banc m’invite à une petite pause. Un monsieur vient papoter avec moi, me parle de mon matos, me demande où je vais. Là nos avis divergent : lui me dit « alors vous allez par là » et moi de lui répondre, que non et lui montrer la direction opposée. C’est que les GR aiment à faire des tours et détours à la découverte d’endroits bien sympathiques. Il m’apprendra que le sentier par lequel je suis venu est le sentier dit « du facteur » … hhmmm, Ca sent bon une époque où l’on prenait le temps de vivre !
A ce propos, je me sens hors du temps, sans horaire, je mange quand j’ai faim, je marche sans me soucier de l’heure, je vis avec le soleil, quand il se couche, je me couche aussi. Tout est calme, pas de stress, pas de « besoins » inutiles, juste ce qui est nécessaire. Difficile d’exprimer ce sentiment de liberté totale. J’ai même parfois difficile de savoir quel jour nous sommes !
C’est clair que le retour sera dur. Où est la « vraie » vie ???
Je repars en passant devant une chapelle : « Notre-Dame du Prompt Secours ». Je sortirai une bougie de mon sac à dos, pour l’offrir à l’intention de Marie-France qui aura bien besoin d’une petite intervention divine pour être en état de me rejoindre demain.
A côté d’un balisage blanc et rouge, une flèche indique « Orval »… ;o))
Je quitte les villages, pour rejoindre les champs et forêts.
Le sentier devient moins attrayant : je longe une interminable et haute clôture … pfff. Je suis content de sortir à découvert, mais le soleil tape fort sur cette petite route vers la Croix du Soldat. Elle aussi me semble bien longue, mais faut dire que j’ai un nouveau coup de blues … Enfin je rentre dans le bois, au bout de quelques dizaines de minutes, j’arrive au point de vue Libaipire … wouaaa … le paysage est magnifique ! Je m’installe et passe un petit coup de fil à ma femme. Quelques minutes plus tard, je suis complètement reboosté.
Je resterai plusieurs heures devant ce spectacle changeant au rythme du soleil qui descend sur l’horizon. J’en profiterai pour me cuisiner un bon repas, aérer mon sac de couchage, et me fumer une et même deux pipes de bon tabac de la Semois évidement. Je ne suis vraiment pas presser de quitter les lieux, d’autant que je suis à peine à une heure de marche du RDV de demain. Mais avec le soleil qui se couche, c’est le vent et la fraicheur qui me feront repartir pour trouver rapidement mon dernier endroit de bivouac solitaire. Je suis quand même passé sur l’autre versant pour être face au soleil levant et bénéficier, demain matin, de ses premiers rayons.
Malgré la prière adressée à « Notre-Dame du Prompt Secours », nous avions décidé Marie-France et moi de raccourcir son dernier tronçon. Nous devrions donc arriver à Orval jeudi au lieu de vendredi. Nous avions convenu initialement avec Gwenaëlle, qu’elle viendrait nous rechercher vendredi, mais jeudi ce n’est pas possible pour elle. Je contacte deux amis, en espérant qu’un des deux sera libre !? Génial, Sébastien est disponible.
Les photos : http://imageshack.us/g/171/2405p1080741.jpg/
Mercredi 25/05/2011
Comme chaque jour, je me réveille sous les gazouillis des oiseaux et les premiers rayons du soleil. Quel bonheur !! Aujourd’hui, j’ai rendez-vous avec ma Bien-Aimée. C’est son jeune frère qui la conduira jusqu’à moi. Je suis content.
Je dois avoir une petite heure de marche jusqu’à l’Ancien Prieuré de Conques. Je replie tranquillement le matériel après avoir mangé un bout. J’enfile mon sac à dos et je rejoints le chemin forestier non loin de mon bivouac. La descente est facile jusqu’à la route. Je dépasse l’Ancien Prieuré devenu hôtel et je m’arrête dans le virage suivant, bien en vue.
L’attente commence, je suis en avance.
Le gsm sonne ils ne sont plus qu’à 1/2h d’Herbeumont selon leur GPS …. Hhmm … le GPS, parlons-en : au coup de fil suivant, ils sont à Herbeumont, mais ne trouvent pas le Prieuré de Conques. Je leur dit de filer plein sud, que là ils rejoindront la Semois et qu’après le pont, ils verront le Prieuré … oui mais c’est où le Sud ??? Les voilà reparti dans une direction opposée !! Haaa … vive le GPS, mais preuve que quelques notions d’orientation sont bien utiles, même à l’automobiliste trop habitué à obéir sans réfléchir à la voix dans cette petite boite … ;o))
Bon finalement vous vous doutez bien qu’ils sont arrivés au lieu de RDV et que c’est avec un grand bonheur que j’ai retrouvé ma femme … ;o))
Merci à son frère.
J’échange mon réchaud à bois contre celui au gaz, car la prochaine nuit sera en camping. Je remplis mes gourdes, et nous voilà prêts.
Ma femme a mis une genouillère et a pris ses deux bâtons. La visite chez l’ostéopathe lui a fait du bien. Ben, ce n’est sans doute pas très raisonnable de repartir sac au dos dans cet état, mais parfois l’envie, la passion est plus grande que la douleur … hmmm !!
Nous voilà repartis côte à côte vers notre destination finale. Heureusement, après un petit sentier sinueux, nous rejoignons le bord de la Semois sur un large chemin facile. Marie-France pourra ainsi économiser ses genoux et arriver à bon port.
La Haute Semois est très sauvage, aucune habitation, personne à part un pêcheur qui nous dira son inquiétude sur le niveau bas des eaux. Tranquillement, nous rejoindrons la civilisation. Nous irons jusqu’au camping de Chassepierre comme prévu.
Nous sommes bien accueillis. Le patron n’est pas là, mais un gars sympa, l’homme à tout faire semble-t-il, nous indique où nous installer et nous montre les douches.
Le montage du tarp est assez folklorique : il n’y a qu’un seul arbre où accrocher un tendeur, je n’ai pris que 4 piquets de sol en alu, d’habitude je confectionne les autres sur place, mais ici, il faudra que je me contente de quelques bouts de bois mort qui trainent, et pour couronner le tout, il y a beaucoup de vent !! Nous craignons même de l’orage pendant la nuit.
Qu’importe, si nécessaire, nous évacuerons vers la terrasse couverte de la réception du camp.
La soirée se passe super bien. Nous sommes bien installés, il y a beaucoup de place. L’ambiance est très relax. Nous apprécions le confort relatif du camping par rapport au bivouac. Et après un bon repas chaud, nous restons à papoter tranquillement pendant que le soleil disparait lentement. La fraicheur du soir tombe et nous pousse dans nos sacs de couchage pour notre dernière nuit.
Les photos : http://imageshack.us/g/813/2505p1080773.jpg/
Jeudi 26/05/2011
Nous nous réveillons avec le levé du soleil. Nous prendrons notre temps pour déjeuner, replier le matériel et nous préparer pour cette dernière journée de marche. Nous n’avons pas eu d’orage et le tarp a bien résisté au vent … ouf !
Lors de notre départ, nous sommes salués par un résident du camping qui nous propose même de nous véhiculer un bout de chemin. Vous vous doutez bien de notre réponse, mais c’était bien sympa de sa part. Nous le croiserons à nouveau en quittant Florenville, un signe de la main, un coup de klaxon … ;o))
Chassepierre est un bien beau petit village. J’avais choisi de ne pas faire la boucle complète du GR pour rejoindre Florenville. Nous coupons donc par les routes à travers champs, pour rejoindre le tracé vers … Orval. La route jusque Chameleux est un peu monotone. Ce n’est que passé cet ancien relais que nous rejoindrons un petit ruisseau bien sympathique, pour un dernier tronçon bien agréable. Néanmoins, plus très loin d’Orval, le balisage disparait. Des arbres ont été abattus. Nous hésitons à remonter sur un large chemin, ou a traverser un nouveau petit pont pour longer le champ sur la gauche. Les deux sont dans la même direction, plein sud vers l’Abbaye. Nous choisirons le champ dont le panorama nous séduit plus que la zone défrichée.
L’azimut est bon, mais nous ne trouvons aucun balisage. Nous ne sommes plus sur le GR, pas grave. Passé le champ, Marie-France aperçoit un petit sentier sur la droite, qui devrait selon toute logique, rejoindre le GR. Elle a vu juste et nous voilà revenu sur le large chemin balisé blanc et rouge. Quelques kilomètres encore et j’aperçois une masse orange derrière une habitation … hhhmmmm, serait-ce des bacs du divin breuvage ?
Nous y voilà, l’Abbaye se dresse devant nous. Nous prenons quelques photos pour immortaliser cet instant. Un couple plus âgé nous regarde avec insistance, et engage la conversation pensant que nous partons pour Compostelle. Eux l’ont fait ! Orval est aussi une étape sur ce chemin mythique.
Nous visiterons, la seule partie autorisée : les ruines. Une visite à la boutique s’impose aussi pour nous ramener un souvenir de ce périple. Nous rejoignons ensuite une table de l’hôtellerie toute proche. Une bonne bière, une tartine de fromage, en attendant Sébastien qui gentiment nous rapatriera à la maison.
C’est fini …. Nous y sommes arrivés. C’est presque dommage car à la limite, le plus important n’est pas le but, mais le voyage en lui-même. La météo a été particulièrement clémente. Les villages sont paisibles, il y fait calme et reposant, loin du stress. Les paysages traversés par la succession de GR, sont absolument magnifiques.
Je suis parti sans montre, le temps s’est arrêté pendant 10 jours. Comme l’avait rapporté Nicolas Hulot dans une de ses émissions, citant un touareg qui lui disait :
« Vous avez l'heure, moi j'ai le temps ».
Les photos : http://imageshack.us/g/707/2605p1080815.jpg/
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Re: [Projet rando/Bivouac] Orval
Bonjour à tous,
Mieux vaut tard que jamais, j'ai enfin fini le CR de ce périple.
L'aventure va continuer, je prépare 4 jours en solo de Walcourt vers l'Abb. de Leffe (la Leffe vous connaissez en France hein ... à Chamonix pdt mes vacances il y en avait partout ...
) et dès que les nouvelles semelles orthopédiques de ma femme le lui permettront, nosu partons ensemble de la maison vers l'Abb. de Chimay (Abb. de Scourmont). Comme d'hab' ... nul ne sait si ce sont les Abb. ou le divin breuvage qui guident mes pas ...
Samedi 21/05/2011
Je me réveille avec des gargouillis dans le ventre. Les gargouillis s’amplifient vite, et j’ai juste le temps de sortir de mon sac de couchage et d’éviter ainsi une catastrophe due à une diarrhée soudaine ! Je n’ai évidement aucune envie de déjeuner. Mon sac à dos est vite bouclé, je m’arrête quand même au bord du mini ruisseau tout proche, pour y laver mon « Ass Rag » !
Heureusement, nous sommes samedi et les pharmacies doivent encore être ouvertes. Je rejoins sans tarder Gedinne, où une brave Dame m’indique le chemin de la pharmacie. Mon odeur d’homme des bois a quelque peu du parfumé l’officine, mais j’en suis ressorti avec de l’Immodium instant que je me suis empressé d’avaler.
Le temps de retrouver le GR et me voici reparti sur les chemins. Je ne me sens pas très bien, et si je profite quand même des paysages en cette belle journée ensoleillée, je ne ferai que bien peu de photo.
J’essaie de boire un maximum, mais je n’arrive pas à me sentir bien hydraté !
Il faut aussi que je me force à manger un peu si je veux continuer. Peu après Louette-St-Pierre, je m’arrête sur un large chemin sur lequel je pourrai allumer mon réchaud à bois sans risque. Je me prépare un sachet de riz, tout indiqué vu les circonstances. Je profite de cette pause et du soleil, pour sortir mon sac de couchage et l’aérer un peu. Je me sens un peu mieux et je repars de plus belle.
Je croiserai un randonneur qui sac au dos, est parti de Florenville pour rejoindre Bouillon en 4 jours. Nos papotons un peu et il me dit que lui dort dans en camping. Il a passé la nuit à Chassepierre. Tiens en voilà une bonne idée à laquelle je n’avais même pas pensé, trop axé que j’étais sur le « Bivouac ». Ce serait une solution pour la dernière étape, car à l’approche de Florenville, il n’y a plus de bois pour bivouaquer. Il aurait alors fallu soit allonger de beaucoup la dernière étape, soit bivouaquer vraiment tout près, trop près, d’Orval.
Quelques kilomètres avant Orchimont, soit c’est le balisage qui était vraiment défaillant, soit c’est moi qui me suis planté, toujours est-il que le topo-guide signalait que le chemin descendait sur la droite, et que j’ai bien pris un embranchement qui descendait sur la droite. Ce chemin s’est vite rétréci, pour disparaitre ensuite complètement. Je savais que je devais rejoindre un ruisseau, je descendais et donc il devait y avoir un ruisseau dans le fonds. Arrivé là, l’azimut du ruisseau m’a confirmé ma position approximative. Il me suffisait de le suivre pour rejoindre le GR.
La fatigue se faisant sentir, sans doute à cause de mon état général, j’ai décidé de m’allonger et de me reposer un moment dans ce petit coin de paradis. Je me suis endormi 1 heure! J’ai refait le plein en eau et comme prévu, après avoir enjambé quelques troncs, j’ai rejoint le GR un peu plus loin.
L’heure avançait et j’ai commencé à chercher un endroit pour planter mon tarp. Mon assistance météo avait prédit de l’orage pour la nuit, mieux valait donc le tarp au poncho.
Seulement voilà, dans ce fonds de vallée, le réseau GSM ne passait pas ! Mon moral n’en menait pas large, et j’avais très envie d’entendre la voix de ma femme. J’ai donc dépassé un peu Orchimont, et c’est en remontant sur le plateau que j’ai trouvé un beau coin dégagé pour m’installer. Un grand tarp bien large pour moi tout seul, sur un bon matelas de feuilles, il n’en fallait pas plus pour passer une excellente nuit
Les photos : http://imageshack.us/g/855/2105p1080683.jpg/
Dimanche 22/05/2011
L’orage de cette nuit ne m’a pas mouillé. Je suis toujours confortablement installé sous mon tarp et je n’ai pas trop envie de bouger. Je traine donc à me lever, et ça me fait un bien fou !
Bon me voilà quand même debout à remballer mon matos. Là je me dis que j’ai été trop optimiste en espérant cuisiner, et notamment faire des chapatis. J’écarte les feuilles mortes et je vire ma farine … 700 gr d’économisés dans mon sac à dos.
Arrivé au sommet, je suis motivé. Je sais qu’au bout de la descente, c’est la Semois… ;o))
Vresse-sur Semois est un bien beau village. Je pose mon sac pour quelques photos. Je passe le pont St Lambert et j’attaque la montée vers les crêtes de Chairière. Aie … le sentier et le balisage disparaissent, tout est sans dessus dessous !! J’entends un bruit de tronçonneuse et je me dirige vers le forestier à l’ouvrage. Il m’annonce que 1.000 stères ont été abattues. Il m’indique aussi comment rejoindre la route.
Le GR se transforme en montagne Russe !! Ca monte d’un côté, pour redescendre, traverser la Semois et grimper à nouveau en face ! Les points de vue sont magnifiques. Je dépasse ainsi Alle-sur-Semois, délaissant les touristes d’un jour. Le balisage est à nouveau défectueux. Heureusement, j’ai la carte et je retrouve le GR un peu plus haut.
Je longe la Semois, un sentier que je connais pour l’avoir pratiqué en VTT lors du Grand Raid Godefroid. Au Ban de Laviot, je ne peux résister à l’envie de faire une loooongue pause. Une belle plage en galets au bord de la Semois, un camping juste en face, mais bon, hein … ;o))
J’en profiterai pour me laver complètement et changer de slip, ce qui provoquera bien des éclats de rire au camping d’en face. Je me suis ensuite mijoté une petite polenta, petite … mwouais … j’ai du laisser une partie aux poissons.
Bien rafraichi et rassasié, les heures les plus chaudes sont passées, je repars pour les Crêtes de Frahan. Superbe sentier !! Il faudra revenir avec ma femme pour lui faire découvrir ce coin !
De l’autre côté de la passerelle de Frahan, la côté bien raide me conduit vers Rochehaut. La fameuse promenade des échelles est évitée par le GR … pourtant j’aimerais y jeter un œil !
A la sortie du village, j’ai un doute ! Je fais demi-tour et je rencontre un monsieur très sympa qui promène son chien. C’est un pur habitant de Rochehaut, et nous discutons longuement sur les promenades, les touristes et l’aménagement des sentiers dont personne ne semble se soucier puisque les clients sont là quand même …
La journée est bien avancée et à peine éloigné, je cherche un coin accueillant. Je monte une butte à côté du GR et … nickel, je m’installe.
Les photos : http://imageshack.us/g/577/2205p1080711.jpg/
Lundi 23/05/2011
Au réveil, je remonte sur le sentier pour y poser mon réchaud. Haaa … un bon petit déjeuner, ca va mieux. Le sentier me conduit au confluent de la Liresse. Superbe endroit où pique-niquer, mais ce n’est pas l’heure. Au lieu de continuer le GR, je rebrousse chemin pour effectuer une reconnaissance vers les échelles de Rochehaut. Le sentier n’est pas des plus faciles, mais il fait sec et ça passe sans problème. J’arrive à la première échelle, elle est sécurisée par des arceaux. Impossible de passer sac au dos, et pas question non plus, de prendre des risques inutiles, il serait en effet bien imprudent de jouer les acrobates tout seul au fonds des bois ! Je rebrousse chemin et je reprends le GR vers Botassart.
Rhaaa … sur le parking du fameux point de vue du Tombeau du Géant, il y a une friterie et un marchand de crème glacée …. Difficile de résister, mais je ne craque pas ! Je ne m’attarde pas, inutile de prolonger la tentation, et je descends vers la Semois que je longe jusque l’Abbaye de Cordemoy, fermée hélas !! Le GR vire vers les hauteurs du belvédère d’Auclin. Hélas, il est fermé aussi !! Décidément.
La structure semble montrer des signes de faiblesses!?
Je redescends sur Bouillon pour m’offrir un sandwich au jambon d’Ardenne … miam ! Avec les Immodium, ce sera ma seule dépense de ce trek.
Je coupe au court par le site de SurvieS.be et je rejoints le gué du Han du han.
Encore un beau coin pour me laver, je suis seul, ce sera la totale … heheee…
Ma chemise est toute raide de transpiration, tant pis, je la trempe aussi, un peu de savon … évidement elle n’est pas sèche au moment de repartir. Je l’enfile quand même et une heure plus tard elle est sèche. Vive le synthétique !
La route du GR est barrée à cause d’éboulement de rochers, je suis donc contraint de remonter par la variante du « Moulin hideux », pour rejoindre le tracé initial via les Hayons. Il se fait tard, pas de coin propice au bivouac, je continue … je trouverai finalement un endroit qui me convient, du côté du Gué du Maka, à La Platinerie.
Les photos : http://imageshack.us/g/801/2305p1080725.jpg/
Mardi 24/05/2011
Me voilà reparti par les petits villages ardennais. Auby-sur-Semois, Cugnon, où un banc m’invite à une petite pause. Un monsieur vient papoter avec moi, me parle de mon matos, me demande où je vais. Là nos avis divergent : lui me dit « alors vous allez par là » et moi de lui répondre, que non et lui montrer la direction opposée. C’est que les GR aiment à faire des tours et détours à la découverte d’endroits bien sympathiques. Il m’apprendra que le sentier par lequel je suis venu est le sentier dit « du facteur » … hhmmm, Ca sent bon une époque où l’on prenait le temps de vivre !
A ce propos, je me sens hors du temps, sans horaire, je mange quand j’ai faim, je marche sans me soucier de l’heure, je vis avec le soleil, quand il se couche, je me couche aussi. Tout est calme, pas de stress, pas de « besoins » inutiles, juste ce qui est nécessaire. Difficile d’exprimer ce sentiment de liberté totale. J’ai même parfois difficile de savoir quel jour nous sommes !
C’est clair que le retour sera dur. Où est la « vraie » vie ???
Je repars en passant devant une chapelle : « Notre-Dame du Prompt Secours ». Je sortirai une bougie de mon sac à dos, pour l’offrir à l’intention de Marie-France qui aura bien besoin d’une petite intervention divine pour être en état de me rejoindre demain.
A côté d’un balisage blanc et rouge, une flèche indique « Orval »… ;o))
Je quitte les villages, pour rejoindre les champs et forêts.
Le sentier devient moins attrayant : je longe une interminable et haute clôture … pfff. Je suis content de sortir à découvert, mais le soleil tape fort sur cette petite route vers la Croix du Soldat. Elle aussi me semble bien longue, mais faut dire que j’ai un nouveau coup de blues … Enfin je rentre dans le bois, au bout de quelques dizaines de minutes, j’arrive au point de vue Libaipire … wouaaa … le paysage est magnifique ! Je m’installe et passe un petit coup de fil à ma femme. Quelques minutes plus tard, je suis complètement reboosté.
Je resterai plusieurs heures devant ce spectacle changeant au rythme du soleil qui descend sur l’horizon. J’en profiterai pour me cuisiner un bon repas, aérer mon sac de couchage, et me fumer une et même deux pipes de bon tabac de la Semois évidement. Je ne suis vraiment pas presser de quitter les lieux, d’autant que je suis à peine à une heure de marche du RDV de demain. Mais avec le soleil qui se couche, c’est le vent et la fraicheur qui me feront repartir pour trouver rapidement mon dernier endroit de bivouac solitaire. Je suis quand même passé sur l’autre versant pour être face au soleil levant et bénéficier, demain matin, de ses premiers rayons.
Malgré la prière adressée à « Notre-Dame du Prompt Secours », nous avions décidé Marie-France et moi de raccourcir son dernier tronçon. Nous devrions donc arriver à Orval jeudi au lieu de vendredi. Nous avions convenu initialement avec Gwenaëlle, qu’elle viendrait nous rechercher vendredi, mais jeudi ce n’est pas possible pour elle. Je contacte deux amis, en espérant qu’un des deux sera libre !? Génial, Sébastien est disponible.
Les photos : http://imageshack.us/g/171/2405p1080741.jpg/
Mercredi 25/05/2011
Comme chaque jour, je me réveille sous les gazouillis des oiseaux et les premiers rayons du soleil. Quel bonheur !! Aujourd’hui, j’ai rendez-vous avec ma Bien-Aimée. C’est son jeune frère qui la conduira jusqu’à moi. Je suis content.
Je dois avoir une petite heure de marche jusqu’à l’Ancien Prieuré de Conques. Je replie tranquillement le matériel après avoir mangé un bout. J’enfile mon sac à dos et je rejoints le chemin forestier non loin de mon bivouac. La descente est facile jusqu’à la route. Je dépasse l’Ancien Prieuré devenu hôtel et je m’arrête dans le virage suivant, bien en vue.
L’attente commence, je suis en avance.
Le gsm sonne ils ne sont plus qu’à 1/2h d’Herbeumont selon leur GPS …. Hhmm … le GPS, parlons-en : au coup de fil suivant, ils sont à Herbeumont, mais ne trouvent pas le Prieuré de Conques. Je leur dit de filer plein sud, que là ils rejoindront la Semois et qu’après le pont, ils verront le Prieuré … oui mais c’est où le Sud ??? Les voilà reparti dans une direction opposée !! Haaa … vive le GPS, mais preuve que quelques notions d’orientation sont bien utiles, même à l’automobiliste trop habitué à obéir sans réfléchir à la voix dans cette petite boite … ;o))
Bon finalement vous vous doutez bien qu’ils sont arrivés au lieu de RDV et que c’est avec un grand bonheur que j’ai retrouvé ma femme … ;o))
Merci à son frère.
J’échange mon réchaud à bois contre celui au gaz, car la prochaine nuit sera en camping. Je remplis mes gourdes, et nous voilà prêts.
Ma femme a mis une genouillère et a pris ses deux bâtons. La visite chez l’ostéopathe lui a fait du bien. Ben, ce n’est sans doute pas très raisonnable de repartir sac au dos dans cet état, mais parfois l’envie, la passion est plus grande que la douleur … hmmm !!
Nous voilà repartis côte à côte vers notre destination finale. Heureusement, après un petit sentier sinueux, nous rejoignons le bord de la Semois sur un large chemin facile. Marie-France pourra ainsi économiser ses genoux et arriver à bon port.
La Haute Semois est très sauvage, aucune habitation, personne à part un pêcheur qui nous dira son inquiétude sur le niveau bas des eaux. Tranquillement, nous rejoindrons la civilisation. Nous irons jusqu’au camping de Chassepierre comme prévu.
Nous sommes bien accueillis. Le patron n’est pas là, mais un gars sympa, l’homme à tout faire semble-t-il, nous indique où nous installer et nous montre les douches.
Le montage du tarp est assez folklorique : il n’y a qu’un seul arbre où accrocher un tendeur, je n’ai pris que 4 piquets de sol en alu, d’habitude je confectionne les autres sur place, mais ici, il faudra que je me contente de quelques bouts de bois mort qui trainent, et pour couronner le tout, il y a beaucoup de vent !! Nous craignons même de l’orage pendant la nuit.
Qu’importe, si nécessaire, nous évacuerons vers la terrasse couverte de la réception du camp.
La soirée se passe super bien. Nous sommes bien installés, il y a beaucoup de place. L’ambiance est très relax. Nous apprécions le confort relatif du camping par rapport au bivouac. Et après un bon repas chaud, nous restons à papoter tranquillement pendant que le soleil disparait lentement. La fraicheur du soir tombe et nous pousse dans nos sacs de couchage pour notre dernière nuit.
Les photos : http://imageshack.us/g/813/2505p1080773.jpg/
Jeudi 26/05/2011
Nous nous réveillons avec le levé du soleil. Nous prendrons notre temps pour déjeuner, replier le matériel et nous préparer pour cette dernière journée de marche. Nous n’avons pas eu d’orage et le tarp a bien résisté au vent … ouf !
Lors de notre départ, nous sommes salués par un résident du camping qui nous propose même de nous véhiculer un bout de chemin. Vous vous doutez bien de notre réponse, mais c’était bien sympa de sa part. Nous le croiserons à nouveau en quittant Florenville, un signe de la main, un coup de klaxon … ;o))
Chassepierre est un bien beau petit village. J’avais choisi de ne pas faire la boucle complète du GR pour rejoindre Florenville. Nous coupons donc par les routes à travers champs, pour rejoindre le tracé vers … Orval. La route jusque Chameleux est un peu monotone. Ce n’est que passé cet ancien relais que nous rejoindrons un petit ruisseau bien sympathique, pour un dernier tronçon bien agréable. Néanmoins, plus très loin d’Orval, le balisage disparait. Des arbres ont été abattus. Nous hésitons à remonter sur un large chemin, ou a traverser un nouveau petit pont pour longer le champ sur la gauche. Les deux sont dans la même direction, plein sud vers l’Abbaye. Nous choisirons le champ dont le panorama nous séduit plus que la zone défrichée.
L’azimut est bon, mais nous ne trouvons aucun balisage. Nous ne sommes plus sur le GR, pas grave. Passé le champ, Marie-France aperçoit un petit sentier sur la droite, qui devrait selon toute logique, rejoindre le GR. Elle a vu juste et nous voilà revenu sur le large chemin balisé blanc et rouge. Quelques kilomètres encore et j’aperçois une masse orange derrière une habitation … hhhmmmm, serait-ce des bacs du divin breuvage ?
Nous y voilà, l’Abbaye se dresse devant nous. Nous prenons quelques photos pour immortaliser cet instant. Un couple plus âgé nous regarde avec insistance, et engage la conversation pensant que nous partons pour Compostelle. Eux l’ont fait ! Orval est aussi une étape sur ce chemin mythique.
Nous visiterons, la seule partie autorisée : les ruines. Une visite à la boutique s’impose aussi pour nous ramener un souvenir de ce périple. Nous rejoignons ensuite une table de l’hôtellerie toute proche. Une bonne bière, une tartine de fromage, en attendant Sébastien qui gentiment nous rapatriera à la maison.
C’est fini …. Nous y sommes arrivés. C’est presque dommage car à la limite, le plus important n’est pas le but, mais le voyage en lui-même. La météo a été particulièrement clémente. Les villages sont paisibles, il y fait calme et reposant, loin du stress. Les paysages traversés par la succession de GR, sont absolument magnifiques.
Je suis parti sans montre, le temps s’est arrêté pendant 10 jours. Comme l’avait rapporté Nicolas Hulot dans une de ses émissions, citant un touareg qui lui disait :
« Vous avez l'heure, moi j'ai le temps ».
Les photos : http://imageshack.us/g/707/2605p1080815.jpg/
Mieux vaut tard que jamais, j'ai enfin fini le CR de ce périple.
L'aventure va continuer, je prépare 4 jours en solo de Walcourt vers l'Abb. de Leffe (la Leffe vous connaissez en France hein ... à Chamonix pdt mes vacances il y en avait partout ...
Samedi 21/05/2011
Je me réveille avec des gargouillis dans le ventre. Les gargouillis s’amplifient vite, et j’ai juste le temps de sortir de mon sac de couchage et d’éviter ainsi une catastrophe due à une diarrhée soudaine ! Je n’ai évidement aucune envie de déjeuner. Mon sac à dos est vite bouclé, je m’arrête quand même au bord du mini ruisseau tout proche, pour y laver mon « Ass Rag » !
Heureusement, nous sommes samedi et les pharmacies doivent encore être ouvertes. Je rejoins sans tarder Gedinne, où une brave Dame m’indique le chemin de la pharmacie. Mon odeur d’homme des bois a quelque peu du parfumé l’officine, mais j’en suis ressorti avec de l’Immodium instant que je me suis empressé d’avaler.
Le temps de retrouver le GR et me voici reparti sur les chemins. Je ne me sens pas très bien, et si je profite quand même des paysages en cette belle journée ensoleillée, je ne ferai que bien peu de photo.
J’essaie de boire un maximum, mais je n’arrive pas à me sentir bien hydraté !
Il faut aussi que je me force à manger un peu si je veux continuer. Peu après Louette-St-Pierre, je m’arrête sur un large chemin sur lequel je pourrai allumer mon réchaud à bois sans risque. Je me prépare un sachet de riz, tout indiqué vu les circonstances. Je profite de cette pause et du soleil, pour sortir mon sac de couchage et l’aérer un peu. Je me sens un peu mieux et je repars de plus belle.
Je croiserai un randonneur qui sac au dos, est parti de Florenville pour rejoindre Bouillon en 4 jours. Nos papotons un peu et il me dit que lui dort dans en camping. Il a passé la nuit à Chassepierre. Tiens en voilà une bonne idée à laquelle je n’avais même pas pensé, trop axé que j’étais sur le « Bivouac ». Ce serait une solution pour la dernière étape, car à l’approche de Florenville, il n’y a plus de bois pour bivouaquer. Il aurait alors fallu soit allonger de beaucoup la dernière étape, soit bivouaquer vraiment tout près, trop près, d’Orval.
Quelques kilomètres avant Orchimont, soit c’est le balisage qui était vraiment défaillant, soit c’est moi qui me suis planté, toujours est-il que le topo-guide signalait que le chemin descendait sur la droite, et que j’ai bien pris un embranchement qui descendait sur la droite. Ce chemin s’est vite rétréci, pour disparaitre ensuite complètement. Je savais que je devais rejoindre un ruisseau, je descendais et donc il devait y avoir un ruisseau dans le fonds. Arrivé là, l’azimut du ruisseau m’a confirmé ma position approximative. Il me suffisait de le suivre pour rejoindre le GR.
La fatigue se faisant sentir, sans doute à cause de mon état général, j’ai décidé de m’allonger et de me reposer un moment dans ce petit coin de paradis. Je me suis endormi 1 heure! J’ai refait le plein en eau et comme prévu, après avoir enjambé quelques troncs, j’ai rejoint le GR un peu plus loin.
L’heure avançait et j’ai commencé à chercher un endroit pour planter mon tarp. Mon assistance météo avait prédit de l’orage pour la nuit, mieux valait donc le tarp au poncho.
Seulement voilà, dans ce fonds de vallée, le réseau GSM ne passait pas ! Mon moral n’en menait pas large, et j’avais très envie d’entendre la voix de ma femme. J’ai donc dépassé un peu Orchimont, et c’est en remontant sur le plateau que j’ai trouvé un beau coin dégagé pour m’installer. Un grand tarp bien large pour moi tout seul, sur un bon matelas de feuilles, il n’en fallait pas plus pour passer une excellente nuit
Les photos : http://imageshack.us/g/855/2105p1080683.jpg/
Dimanche 22/05/2011
L’orage de cette nuit ne m’a pas mouillé. Je suis toujours confortablement installé sous mon tarp et je n’ai pas trop envie de bouger. Je traine donc à me lever, et ça me fait un bien fou !
Bon me voilà quand même debout à remballer mon matos. Là je me dis que j’ai été trop optimiste en espérant cuisiner, et notamment faire des chapatis. J’écarte les feuilles mortes et je vire ma farine … 700 gr d’économisés dans mon sac à dos.
Arrivé au sommet, je suis motivé. Je sais qu’au bout de la descente, c’est la Semois… ;o))
Vresse-sur Semois est un bien beau village. Je pose mon sac pour quelques photos. Je passe le pont St Lambert et j’attaque la montée vers les crêtes de Chairière. Aie … le sentier et le balisage disparaissent, tout est sans dessus dessous !! J’entends un bruit de tronçonneuse et je me dirige vers le forestier à l’ouvrage. Il m’annonce que 1.000 stères ont été abattues. Il m’indique aussi comment rejoindre la route.
Le GR se transforme en montagne Russe !! Ca monte d’un côté, pour redescendre, traverser la Semois et grimper à nouveau en face ! Les points de vue sont magnifiques. Je dépasse ainsi Alle-sur-Semois, délaissant les touristes d’un jour. Le balisage est à nouveau défectueux. Heureusement, j’ai la carte et je retrouve le GR un peu plus haut.
Je longe la Semois, un sentier que je connais pour l’avoir pratiqué en VTT lors du Grand Raid Godefroid. Au Ban de Laviot, je ne peux résister à l’envie de faire une loooongue pause. Une belle plage en galets au bord de la Semois, un camping juste en face, mais bon, hein … ;o))
J’en profiterai pour me laver complètement et changer de slip, ce qui provoquera bien des éclats de rire au camping d’en face. Je me suis ensuite mijoté une petite polenta, petite … mwouais … j’ai du laisser une partie aux poissons.
Bien rafraichi et rassasié, les heures les plus chaudes sont passées, je repars pour les Crêtes de Frahan. Superbe sentier !! Il faudra revenir avec ma femme pour lui faire découvrir ce coin !
De l’autre côté de la passerelle de Frahan, la côté bien raide me conduit vers Rochehaut. La fameuse promenade des échelles est évitée par le GR … pourtant j’aimerais y jeter un œil !
A la sortie du village, j’ai un doute ! Je fais demi-tour et je rencontre un monsieur très sympa qui promène son chien. C’est un pur habitant de Rochehaut, et nous discutons longuement sur les promenades, les touristes et l’aménagement des sentiers dont personne ne semble se soucier puisque les clients sont là quand même …
La journée est bien avancée et à peine éloigné, je cherche un coin accueillant. Je monte une butte à côté du GR et … nickel, je m’installe.
Les photos : http://imageshack.us/g/577/2205p1080711.jpg/
Lundi 23/05/2011
Au réveil, je remonte sur le sentier pour y poser mon réchaud. Haaa … un bon petit déjeuner, ca va mieux. Le sentier me conduit au confluent de la Liresse. Superbe endroit où pique-niquer, mais ce n’est pas l’heure. Au lieu de continuer le GR, je rebrousse chemin pour effectuer une reconnaissance vers les échelles de Rochehaut. Le sentier n’est pas des plus faciles, mais il fait sec et ça passe sans problème. J’arrive à la première échelle, elle est sécurisée par des arceaux. Impossible de passer sac au dos, et pas question non plus, de prendre des risques inutiles, il serait en effet bien imprudent de jouer les acrobates tout seul au fonds des bois ! Je rebrousse chemin et je reprends le GR vers Botassart.
Rhaaa … sur le parking du fameux point de vue du Tombeau du Géant, il y a une friterie et un marchand de crème glacée …. Difficile de résister, mais je ne craque pas ! Je ne m’attarde pas, inutile de prolonger la tentation, et je descends vers la Semois que je longe jusque l’Abbaye de Cordemoy, fermée hélas !! Le GR vire vers les hauteurs du belvédère d’Auclin. Hélas, il est fermé aussi !! Décidément.
La structure semble montrer des signes de faiblesses!?
Je redescends sur Bouillon pour m’offrir un sandwich au jambon d’Ardenne … miam ! Avec les Immodium, ce sera ma seule dépense de ce trek.
Je coupe au court par le site de SurvieS.be et je rejoints le gué du Han du han.
Encore un beau coin pour me laver, je suis seul, ce sera la totale … heheee…
Ma chemise est toute raide de transpiration, tant pis, je la trempe aussi, un peu de savon … évidement elle n’est pas sèche au moment de repartir. Je l’enfile quand même et une heure plus tard elle est sèche. Vive le synthétique !
La route du GR est barrée à cause d’éboulement de rochers, je suis donc contraint de remonter par la variante du « Moulin hideux », pour rejoindre le tracé initial via les Hayons. Il se fait tard, pas de coin propice au bivouac, je continue … je trouverai finalement un endroit qui me convient, du côté du Gué du Maka, à La Platinerie.
Les photos : http://imageshack.us/g/801/2305p1080725.jpg/
Mardi 24/05/2011
Me voilà reparti par les petits villages ardennais. Auby-sur-Semois, Cugnon, où un banc m’invite à une petite pause. Un monsieur vient papoter avec moi, me parle de mon matos, me demande où je vais. Là nos avis divergent : lui me dit « alors vous allez par là » et moi de lui répondre, que non et lui montrer la direction opposée. C’est que les GR aiment à faire des tours et détours à la découverte d’endroits bien sympathiques. Il m’apprendra que le sentier par lequel je suis venu est le sentier dit « du facteur » … hhmmm, Ca sent bon une époque où l’on prenait le temps de vivre !
A ce propos, je me sens hors du temps, sans horaire, je mange quand j’ai faim, je marche sans me soucier de l’heure, je vis avec le soleil, quand il se couche, je me couche aussi. Tout est calme, pas de stress, pas de « besoins » inutiles, juste ce qui est nécessaire. Difficile d’exprimer ce sentiment de liberté totale. J’ai même parfois difficile de savoir quel jour nous sommes !
C’est clair que le retour sera dur. Où est la « vraie » vie ???
Je repars en passant devant une chapelle : « Notre-Dame du Prompt Secours ». Je sortirai une bougie de mon sac à dos, pour l’offrir à l’intention de Marie-France qui aura bien besoin d’une petite intervention divine pour être en état de me rejoindre demain.
A côté d’un balisage blanc et rouge, une flèche indique « Orval »… ;o))
Je quitte les villages, pour rejoindre les champs et forêts.
Le sentier devient moins attrayant : je longe une interminable et haute clôture … pfff. Je suis content de sortir à découvert, mais le soleil tape fort sur cette petite route vers la Croix du Soldat. Elle aussi me semble bien longue, mais faut dire que j’ai un nouveau coup de blues … Enfin je rentre dans le bois, au bout de quelques dizaines de minutes, j’arrive au point de vue Libaipire … wouaaa … le paysage est magnifique ! Je m’installe et passe un petit coup de fil à ma femme. Quelques minutes plus tard, je suis complètement reboosté.
Je resterai plusieurs heures devant ce spectacle changeant au rythme du soleil qui descend sur l’horizon. J’en profiterai pour me cuisiner un bon repas, aérer mon sac de couchage, et me fumer une et même deux pipes de bon tabac de la Semois évidement. Je ne suis vraiment pas presser de quitter les lieux, d’autant que je suis à peine à une heure de marche du RDV de demain. Mais avec le soleil qui se couche, c’est le vent et la fraicheur qui me feront repartir pour trouver rapidement mon dernier endroit de bivouac solitaire. Je suis quand même passé sur l’autre versant pour être face au soleil levant et bénéficier, demain matin, de ses premiers rayons.
Malgré la prière adressée à « Notre-Dame du Prompt Secours », nous avions décidé Marie-France et moi de raccourcir son dernier tronçon. Nous devrions donc arriver à Orval jeudi au lieu de vendredi. Nous avions convenu initialement avec Gwenaëlle, qu’elle viendrait nous rechercher vendredi, mais jeudi ce n’est pas possible pour elle. Je contacte deux amis, en espérant qu’un des deux sera libre !? Génial, Sébastien est disponible.
Les photos : http://imageshack.us/g/171/2405p1080741.jpg/
Mercredi 25/05/2011
Comme chaque jour, je me réveille sous les gazouillis des oiseaux et les premiers rayons du soleil. Quel bonheur !! Aujourd’hui, j’ai rendez-vous avec ma Bien-Aimée. C’est son jeune frère qui la conduira jusqu’à moi. Je suis content.
Je dois avoir une petite heure de marche jusqu’à l’Ancien Prieuré de Conques. Je replie tranquillement le matériel après avoir mangé un bout. J’enfile mon sac à dos et je rejoints le chemin forestier non loin de mon bivouac. La descente est facile jusqu’à la route. Je dépasse l’Ancien Prieuré devenu hôtel et je m’arrête dans le virage suivant, bien en vue.
L’attente commence, je suis en avance.
Le gsm sonne ils ne sont plus qu’à 1/2h d’Herbeumont selon leur GPS …. Hhmm … le GPS, parlons-en : au coup de fil suivant, ils sont à Herbeumont, mais ne trouvent pas le Prieuré de Conques. Je leur dit de filer plein sud, que là ils rejoindront la Semois et qu’après le pont, ils verront le Prieuré … oui mais c’est où le Sud ??? Les voilà reparti dans une direction opposée !! Haaa … vive le GPS, mais preuve que quelques notions d’orientation sont bien utiles, même à l’automobiliste trop habitué à obéir sans réfléchir à la voix dans cette petite boite … ;o))
Bon finalement vous vous doutez bien qu’ils sont arrivés au lieu de RDV et que c’est avec un grand bonheur que j’ai retrouvé ma femme … ;o))
Merci à son frère.
J’échange mon réchaud à bois contre celui au gaz, car la prochaine nuit sera en camping. Je remplis mes gourdes, et nous voilà prêts.
Ma femme a mis une genouillère et a pris ses deux bâtons. La visite chez l’ostéopathe lui a fait du bien. Ben, ce n’est sans doute pas très raisonnable de repartir sac au dos dans cet état, mais parfois l’envie, la passion est plus grande que la douleur … hmmm !!
Nous voilà repartis côte à côte vers notre destination finale. Heureusement, après un petit sentier sinueux, nous rejoignons le bord de la Semois sur un large chemin facile. Marie-France pourra ainsi économiser ses genoux et arriver à bon port.
La Haute Semois est très sauvage, aucune habitation, personne à part un pêcheur qui nous dira son inquiétude sur le niveau bas des eaux. Tranquillement, nous rejoindrons la civilisation. Nous irons jusqu’au camping de Chassepierre comme prévu.
Nous sommes bien accueillis. Le patron n’est pas là, mais un gars sympa, l’homme à tout faire semble-t-il, nous indique où nous installer et nous montre les douches.
Le montage du tarp est assez folklorique : il n’y a qu’un seul arbre où accrocher un tendeur, je n’ai pris que 4 piquets de sol en alu, d’habitude je confectionne les autres sur place, mais ici, il faudra que je me contente de quelques bouts de bois mort qui trainent, et pour couronner le tout, il y a beaucoup de vent !! Nous craignons même de l’orage pendant la nuit.
Qu’importe, si nécessaire, nous évacuerons vers la terrasse couverte de la réception du camp.
La soirée se passe super bien. Nous sommes bien installés, il y a beaucoup de place. L’ambiance est très relax. Nous apprécions le confort relatif du camping par rapport au bivouac. Et après un bon repas chaud, nous restons à papoter tranquillement pendant que le soleil disparait lentement. La fraicheur du soir tombe et nous pousse dans nos sacs de couchage pour notre dernière nuit.
Les photos : http://imageshack.us/g/813/2505p1080773.jpg/
Jeudi 26/05/2011
Nous nous réveillons avec le levé du soleil. Nous prendrons notre temps pour déjeuner, replier le matériel et nous préparer pour cette dernière journée de marche. Nous n’avons pas eu d’orage et le tarp a bien résisté au vent … ouf !
Lors de notre départ, nous sommes salués par un résident du camping qui nous propose même de nous véhiculer un bout de chemin. Vous vous doutez bien de notre réponse, mais c’était bien sympa de sa part. Nous le croiserons à nouveau en quittant Florenville, un signe de la main, un coup de klaxon … ;o))
Chassepierre est un bien beau petit village. J’avais choisi de ne pas faire la boucle complète du GR pour rejoindre Florenville. Nous coupons donc par les routes à travers champs, pour rejoindre le tracé vers … Orval. La route jusque Chameleux est un peu monotone. Ce n’est que passé cet ancien relais que nous rejoindrons un petit ruisseau bien sympathique, pour un dernier tronçon bien agréable. Néanmoins, plus très loin d’Orval, le balisage disparait. Des arbres ont été abattus. Nous hésitons à remonter sur un large chemin, ou a traverser un nouveau petit pont pour longer le champ sur la gauche. Les deux sont dans la même direction, plein sud vers l’Abbaye. Nous choisirons le champ dont le panorama nous séduit plus que la zone défrichée.
L’azimut est bon, mais nous ne trouvons aucun balisage. Nous ne sommes plus sur le GR, pas grave. Passé le champ, Marie-France aperçoit un petit sentier sur la droite, qui devrait selon toute logique, rejoindre le GR. Elle a vu juste et nous voilà revenu sur le large chemin balisé blanc et rouge. Quelques kilomètres encore et j’aperçois une masse orange derrière une habitation … hhhmmmm, serait-ce des bacs du divin breuvage ?
Nous y voilà, l’Abbaye se dresse devant nous. Nous prenons quelques photos pour immortaliser cet instant. Un couple plus âgé nous regarde avec insistance, et engage la conversation pensant que nous partons pour Compostelle. Eux l’ont fait ! Orval est aussi une étape sur ce chemin mythique.
Nous visiterons, la seule partie autorisée : les ruines. Une visite à la boutique s’impose aussi pour nous ramener un souvenir de ce périple. Nous rejoignons ensuite une table de l’hôtellerie toute proche. Une bonne bière, une tartine de fromage, en attendant Sébastien qui gentiment nous rapatriera à la maison.
C’est fini …. Nous y sommes arrivés. C’est presque dommage car à la limite, le plus important n’est pas le but, mais le voyage en lui-même. La météo a été particulièrement clémente. Les villages sont paisibles, il y fait calme et reposant, loin du stress. Les paysages traversés par la succession de GR, sont absolument magnifiques.
Je suis parti sans montre, le temps s’est arrêté pendant 10 jours. Comme l’avait rapporté Nicolas Hulot dans une de ses émissions, citant un touareg qui lui disait :
« Vous avez l'heure, moi j'ai le temps ».
Les photos : http://imageshack.us/g/707/2605p1080815.jpg/
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Re: [Projet rando/Bivouac] Orval
Qui aura le courage de tout lire ?
Aller je me lance, parce des aventures comme celles-là j'ai moi aussi envie d'en faire (petit projet qui trotte dans ma tête)
Aller je me lance, parce des aventures comme celles-là j'ai moi aussi envie d'en faire (petit projet qui trotte dans ma tête)
Mon rêve c'est de vivre dans un village autonome, et j'en serai l'artisan. Un peu comme avant quoi ...
Ou ermite ? o_O
« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! » Antoine Lavoisier
Ou ermite ? o_O
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Re: [Projet rando/Bivouac] Orval
ayé !! Tain tu m'as donné envie aussi
C'est vraiment vraiment super
Moi je réfléchissais à quelques jours en rando seul sur le GR qui borde le littoral Breton. Mais je ne suis pas prêt. Il faut encore que je planifie et m'organise ..
Quelques questions: c'est quoi l'espèce de bâche transparente que tu mets comme tapis de sol ? Vraiment utile ?
Il faisait quel poids ton sac à dos ?
Quel genre de bouffe tu as pris ?
Encore bravo
C'est vraiment vraiment super
Moi je réfléchissais à quelques jours en rando seul sur le GR qui borde le littoral Breton. Mais je ne suis pas prêt. Il faut encore que je planifie et m'organise ..
Quelques questions: c'est quoi l'espèce de bâche transparente que tu mets comme tapis de sol ? Vraiment utile ?
Il faisait quel poids ton sac à dos ?
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Re: [Projet rando/Bivouac] Orval
Mais tu devrais écrire un livre ,
c'est tellement bien raconter avec une petit touche poétique ,
et puis les paysage sont magnifique ,
bravo a toi
et merci du partage et de texte aussi bien écrit ,
non vraiment c'est très agréable de te lire
a++
c'est tellement bien raconter avec une petit touche poétique ,
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Re: [Projet rando/Bivouac] Orval
Merci !!
@Jacob : le tapis de sol est du Polycree; tres léger et résistant à la perforation (voir chez Arklignt Design). Il m'isole de l'humidité du sol. Dessus j'utilise un mousse tres léger, aussi de chez Arklight. J'ai essyer de gagner un peu de poids, mais sans virer MUL. Mon sac atteignait quand même les 18 Kg. Cela ne m'a pas géné du tout, le sac est tres confortable. J'avais en plus deux gourdes à la ceinture ...
Pour la bouffe, voilà :

6 Kg au total !! Je n'ai pas mangé beaucoup, je suis revenu avec 1,5 Kg sans compter la farine que j'ai viré !! Mai sbon il faisait chaud et je mange moins sous le soleil. J'ai quand même perdu 4 Kg ... mon ventre était redevenu plat ...
@ Sumadinac : tu ne crois pas si bien dire !! je l'ai intitulé "D'Abbaye en Abbaye" ... en fait je met bout à bout les CR de mes sorties et modif de matos. Ca donne un fil conducteur qui explique pourquoi et comment je me suis préparé à ce trek. La plupart des CR ont déjà été publiés ici, (voir Maredsous, Abb. d'Aulne, sac à flotte sur le côté du sac à dos, ...) sauf ceux des stages auxquels j'ai participé et qui ont pourtant beaucoup d'importance dans cette préparation.
@Jacob : le tapis de sol est du Polycree; tres léger et résistant à la perforation (voir chez Arklignt Design). Il m'isole de l'humidité du sol. Dessus j'utilise un mousse tres léger, aussi de chez Arklight. J'ai essyer de gagner un peu de poids, mais sans virer MUL. Mon sac atteignait quand même les 18 Kg. Cela ne m'a pas géné du tout, le sac est tres confortable. J'avais en plus deux gourdes à la ceinture ...
Pour la bouffe, voilà :

6 Kg au total !! Je n'ai pas mangé beaucoup, je suis revenu avec 1,5 Kg sans compter la farine que j'ai viré !! Mai sbon il faisait chaud et je mange moins sous le soleil. J'ai quand même perdu 4 Kg ... mon ventre était redevenu plat ...
@ Sumadinac : tu ne crois pas si bien dire !! je l'ai intitulé "D'Abbaye en Abbaye" ... en fait je met bout à bout les CR de mes sorties et modif de matos. Ca donne un fil conducteur qui explique pourquoi et comment je me suis préparé à ce trek. La plupart des CR ont déjà été publiés ici, (voir Maredsous, Abb. d'Aulne, sac à flotte sur le côté du sac à dos, ...) sauf ceux des stages auxquels j'ai participé et qui ont pourtant beaucoup d'importance dans cette préparation.
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Re: [Projet rando/Bivouac] Orval
18kg !! Moi je prendrai moi lourd
si je peux ..
Qu'est-ce que tu aurais fais avec tour ce sucre ?
A je vois, on snif un peu de poudre et on a plus faim, ce qui explique les 4kg en moins et la bouffe pas mangée
Et je vois que ton poncho n'a pas l'air trop mal.. Tu l'as achetée où ? Il a des oeuillets ou sanles ? arklight toujours ?
Qu'est-ce que tu aurais fais avec tour ce sucre ?
A je vois, on snif un peu de poudre et on a plus faim, ce qui explique les 4kg en moins et la bouffe pas mangée
Et je vois que ton poncho n'a pas l'air trop mal.. Tu l'as achetée où ? Il a des oeuillets ou sanles ? arklight toujours ?
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