Source : http://www.ch.ch/private/00987/01052/01 ... ml?lang=frDe 5 à 50% des tiques sont porteuses de l’agent infectieux de la borréliose (maladie de Lyme) et environ 0,5 à 3% sont infectées du virus de la méningo-encéphalite, selon le type de forêt.
Brocéliande
Re: Brocéliande
Si tu as peur, ne le fais pas; si tu le fais, n'aie pas peur.
If that's your best, your best won't do
If that's your best, your best won't do
Re: Brocéliande
Du pourcentage?
J'en sais rien mais en suivant le lien posté par Pierre tu trouveras les zones géographiques où le risque de transmission est plus grand.
Ben voila Pierre est plus rapide

avec les chiens aussi c’est une plaie
J'en sais rien mais en suivant le lien posté par Pierre tu trouveras les zones géographiques où le risque de transmission est plus grand.
Ben voila Pierre est plus rapide
avec les chiens aussi c’est une plaie
"Après que le dernier arbre aura été coupé, après que la dernière rivière aura été empoisonnée, après que le dernier poisson aura été attrapé, alors seulement vous vous rendrez compte que l'argent ne peut être mangé."
- rombass
- Écureuil (0-5)

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- Enregistré le : lun. 28 mai 2012 23:33
- Localisation : Lot et Garonne 47 (sainte bazeille)
Re: Brocéliande
Merci pierre pour le lien.
5a50%
c'est énorme.
C'est clair pour les animaux c'est franchement chiant,j'ai un chat qui n'a jamais mis le nez dehors (chat de canapé) ni même une seule patte dans l'herbe pour preuve on habite au 1er etage,et bé j'ai réussi un jour en lui en trouver une
Vous allez me prendre pour un fou mais je suspecte un couple de pigeon qui niche sous la toiture de mon balcon de lui avoir refilé.
5a50%
C'est clair pour les animaux c'est franchement chiant,j'ai un chat qui n'a jamais mis le nez dehors (chat de canapé) ni même une seule patte dans l'herbe pour preuve on habite au 1er etage,et bé j'ai réussi un jour en lui en trouver une
Vous allez me prendre pour un fou mais je suspecte un couple de pigeon qui niche sous la toiture de mon balcon de lui avoir refilé.
j'aime pas avoir l'heure
je préfère avoir le temps...
je préfère avoir le temps...
Re: Brocéliande
ou toi 
"Après que le dernier arbre aura été coupé, après que la dernière rivière aura été empoisonnée, après que le dernier poisson aura été attrapé, alors seulement vous vous rendrez compte que l'argent ne peut être mangé."
- rombass
- Écureuil (0-5)

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- Localisation : Lot et Garonne 47 (sainte bazeille)
Re: Brocéliande
J'y avais penser mais non c'était pendant la période ou madame était enceinte donc je rester à la maison. 
j'aime pas avoir l'heure
je préfère avoir le temps...
je préfère avoir le temps...
Re: Brocéliande
tu m'as l'air bien discipliné...

"Après que le dernier arbre aura été coupé, après que la dernière rivière aura été empoisonnée, après que le dernier poisson aura été attrapé, alors seulement vous vous rendrez compte que l'argent ne peut être mangé."
Re: Brocéliande
"Après que le dernier arbre aura été coupé, après que la dernière rivière aura été empoisonnée, après que le dernier poisson aura été attrapé, alors seulement vous vous rendrez compte que l'argent ne peut être mangé."
- Breizhou
- Ceinture verte en BJ

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Re: Brocéliande
Voici "la revue" de notre séjour, du point de vue de BREIZHOU, vous aurez surement le point de vue JACOB quand il sortira de là

JEUDI 2 AOÛT 2012 (jour 1) :
C'est là où tout a commencé ! Breizhou arrive en car, Jacob en jacomobile, rendez-vous 12h30 à Paimpont, mais... on ne sait pas trop où en fait !
12h40 Breizhou se promène à la recherche du Géant des Bois, mais ce dernier ne répond pas au téléphone, ça commence... mal ?! De son côté le Géant des Bois court après Breizhou, qui ayant quitté l'arrêt de bus, est également introuvable ! Jusqu'à ce moment précis de 12h42 où Jacob s'élance après un type qui porte un gros sac à dos... Et là... c'est la rencontre. La musique au ralenti, le filtre noir-et-blanc de la caméra, Breizhou entend un pas de course et se retourne toujours au ralenti, que c'est long une course au ralenti... Les deux hommes s'observent quelques secondes, un grand d'1m85 rencontre un grand d'1m92, leurs tenues respectives ne laissent aucun doute : Jacob... Breizhou... contact effectué !
Une petite discussion sur ces premières péripéties le temps de rallier la voiture pour prendre le repas ensemble. On ne pouvait pas se dire collègues sans avoir rompu le pain ensemble, et en effet nous rompions alors notre premier pain, sous forme de sandwich "triangle" en boite-plastique, derniers signes de modernité avant longtemps. On fait connaissance, on parle de ces derniers jours, nos préparatifs pour se rejoindre en ce lieu mythique... 13h.. et des brouettes on retourne à la voiture pour arnacher Jacob de son beau et gros sac (15kg...) ambiance militaire. Dans le coin opposé, Breizhou qui porte un sac légèrement plus petit (11kg) qui l'oblige à porter un petit sac d'appoint pour la nourriture (2kg) ainsi que la carte "dessinée par un enfant de 11 ans donc aussi précise que l'âge de l'auteur le laisse entendre" que Jacob a intelligemment récupérée à l'Office du Tourisme (ça aurait été marrant aussi sans la carte mais beaucoup plus dur, déjà qu'on s'est perdu plusieurs fois malgré la carte...
).
Avec son pantalon type militaire, son bandana de guérilleros, sa taille et sa barbe noire il aurait surement pû demander le guide à 4€ que la nana de l'Office lui aurait donné aussitôt pour pas un rond, de peur qu'il ne kidnappe tous les employés des locaux... Mais nous on l'aime bien comme ça notre Jacob National, il suffit de le connaître mieux pour se rendre compte que son équipement a surtout une portée pratique, plutôt qu'esthétique et puis... dans les bois on aime être discret alors le look commando-militaire est tout a fait cohérent.
On ferme la voiture, on se met d'accord sur un itinéraire approximatif, l'important c'est le voyage et non la destination. On quitte Paimpont par l'ouest afin de faire le tour du lac (qui est au nord-ouest de la ville, il borde la ville justement). Premières questions pièges : "Breizhou, quel est le nom de cet arbre là... et celui-là... et celui-ci...". Premières réponses niaises de Breizhou : "Euh... euh... je donne ma langue à l'arbre !". "Mais ?! C'est un saule voyons ! Et ça c'est un bouleau ! Et celui-là c'est aussi un bouleau !" répond patiemment Jacob, constatant que Breizhou n'a pas exagéré son ignorance en matière végétale. "Mais je croyais que les bouleaux avaient des écorces blanches !!!" se défend Breizhou. "En fait pas tous... c'est difficile à expliquer mais... pas tous voilà quoi". Hmm.... Breizhou sent que l'apprentissage végétal va être compliqué, si les arbres se déguisent pour ressembler à d'autres arbres, tant pis on apprendra tout par coeur !!!
On emprunte le sentier qui fait le tour du lac, 5min... 10min... 15 min... jusqu'à ce que pour une raison que nous ignorions, le sentier fuit à gauche, alors que le lac est à droite. Or, notre mot d'ordre était : suivre le lac, en faire le tour. Qu'à cela ne tienne, nos deux warriors prennent la tangente et partent à droite dans les fourrés. Après 300m et une première mésaventure de Breizhou, que nous nommerons "Expérience Black and White" les deux compagnons comprennent pourquoi le sentier faisaient une boucle loin du lac : marécages... Breizhou, la jambe gauche aspirée dans un bourbier infâme jusqu'au tibia gauche, essaye de s'en sortir alors que sa jambe droite n'est prise que jusqu'aux lacets... Un effort surhumain lui rend sa jambe gauche (pendant que Jacob est mort de rire), couverte de boue et de biens autres substances innommables qui rendent sa chaussure méconnaissable et sa chaussette blanche est à présent... noire ! Les herbes montent à présent à un bon mètre de hauteur, Jacob propose de s'enf... de se barr... de partir vers la gauche afin de rattraper le sentier ou au moins la terre ferme, Breizhou acquiesce en maudissant les bourbiers marécageux, compatissant pour sa chaussette qui venait de rendre gorge.
Une fois sur la terre ferme, après 10 minutes de lutte qui nous firent transpirer pour la première fois du voyage, un rapide mais nécessaire "check tiques" (vérification contre les tiques) s'impose. Breizhou en short a déjà ramassé plusieurs lacérations mineures sur les tibias, Jacob s'en sort mieux avec son pantalon mais le poids de son sac ainsi que les cascades pour sortir des marécages l'ont également fatigué : une pause s'impose !
Cela fait à peine 30 minutes que nous sommes partis de la civilisation et nous voilà déjà tout transpirant, salis, mouillés et un peu meurtris pour les jambes de Breizhou. Toutefois le moral est au beau fixe, on est contents d'être dans les bois, dans la nature la vraie, mais à présent on va rester sur la terre ferme, de préférence sur le sentier. Si les anciens l'ont placé là, il doit y avoir une bonne raison nous disons-nous. Suivant leur sagesse, nous continuons sur le sentier.
On flâne, on s'arrête au premier champignon, à la première souche suspecte qui pourrait sentir la résine, oh des herbes couchées ! Quel animal a bien pu dormir là ? Hmm pas d'empruntes, pas d'excréments... surement un chevreuil ! Nous reprenons la route... Jusqu'à tomber dans un lieu bien dégagé, entre le sous-bois et le bord de lac. Les arbres sont bien espacés, aucune branche basse pour nous gêner, du bois mort autour, l'eau pas loin... Allez on s'arrête à 16h et on décide de dormir là quand... soudain une averse éclate de nul part (enfin du ciel surtout) et il se met à pleuvoir doucement. On cogite, on déambule "et toi le campement tu le verrais où ? Oh jsais pas, et toi ?" mais la pluie n'est pas de cet avis, il pleut à présent des cordes (enfin des bout' quoi, terme nautique oblige) et Jacob se planque courageusement sous un arbre, Breizhou jette son poncho sur les sacs et se trouve son propre arbre. Il pleut mais on papotte quand même, gestes, explications, le camp prend forme dans nos têtes, la pluie s'essoufle après 10 minutes, on file prendre nos tarps respectives (on fera tarp-à-part pour le premier soir) et on fait comme on a dit (photo). Matos un peu mouillé en extérieur, on met tout à sécher après 30 minutes à peaufiner l'installation "tarps voisines", le camp se monte et ressemble à un campement de SDF bien malgré nous. A la nuit venue, on aura tout ramassé, bien tendu les toiles et tout sera niquel (pas de photo ^^). On prépare des murs réflecteurs pour le feu, enfin je dis "on" mais c'est surtout Jacob qui l'a fait, Breizhou part chercher deux bons bouts de bois, il revient et Jacob a déjà monté le premier réflecteur tout seul, il entame le second ! Breizhou veut faire sa part du travail, Jacob est conciliant !

==> précision : le coin droit de ma tarp est relevé afin de permettre des aller-retour rapides, à la nuit venue tout sera abaissé au sol.

Pour le feu, on a ramassé (sur les conseils experts de Jacob) des écorces de bouleaux, rencontrés dans le premier quart-d'heure du début de l'aventure. Il me fait essayer, je réussi après quelques essais ! On essaye aussi les copeaux de bois gras (ceux que je venais de ramasser 10 minutes avant étaient trop secs, Jacob a sorti les siens, de sa belle pochette à feu, faite par lui-même bien entendu) et je réussi également ! Je viens de progresser sur la voie du Bushcraftjustu ! Le feu part rapidement, Breizhou propose de monter des canapés en cuir 3 étoiles (deux troncs d'arbres tombés au sol) pour s'installer, on s'exécute et le camp prend un méchant air de Super Camp Bushcraft. Surtout lorsque Breizhou décide de bâtir sa propre chaise avec dossier... mais l'essai n'a pas été très concluant, même après quelques retouches. Hey... c'était mon premier, j'aurai essayé ^^
On partage notre connaissance, on se montre à chacun notre petit jouet intime... les couteaux bien sûr ! Je découvre le couteau que Felix a réalisé pour Jacob avec par contre son propre manche sculpté d'entrelacs celtiques, du beau boulot... boulot pas bouleau ! (oué Jacob a rapidement compris que j'aimais faire des jeux de mots, je l'ai contaminé le pauvre !). Jacob sort sa popotte, son FAMEUX réchaud Ikéa made in Jacob, son sac étanche et sa pitence : Riz-lentilles-viande-séchée (par lui-même ! respect !) tandis que moi je tourne aux pâtes chinoises et au saucisson (ah la la... que serait Breizhou sans son saucisson !). Premiers fous-rires, le courant passe très bien.


==> la popote de Jacob, super utile pour bouillir 1L d'eau !

==> repas de Breizhou (ça change des nouilles !)
On parle, on est pépère devant le feu, les réflecteurs le rendent invisible d'ailleurs que de nos sièges, on a bien travaillé de ce côté là. Des bruits suspects non loin nous font stresser trente secondes... Surement un arbre qui vient de tomber, mais pas un pet de vent : ça ne tombe pas tout seul un arbre ?! On dira que si et on passe à autre chose. On fait la vaisselle dans le Lac de Paimpont (on va se spécialiser dans l'art de faire la vaisselle dans les lieux mythiques de Bretagne... vous verrez) et on observe la lune, une bouée qui bouge et qui devient finalement un canard, en fait deux canards car c'est bien connu en Brocéliande : un canard peut en cacher un autre ! Une chauve-souris... des moustiques, pas encore trop de tiques. La pleine lune, sur le lac... un beau spectacle que nous apprécions en silence ou bien par de rares échanges sur la beauté du lieu, dommage que des voitures passent au loin derrière la (grooooosssse) Abbaye de Paimpont, ça coupe un peu l'imagination. Toutefois pour Jacob rien saurait l'empêcher d'apprécier ! Il voit déjà Merlin surgir de l'eau pour nous donner une quête quelconque à la poursuite du Bushcraft Perdu ! On retourne au campement et Jacob me fait découvrir un talent que je ne lui connaissais pas : une flute, un air irlandais... c'est parti pour une petite rêverie sylvestre avec les chaussures qui (crament un peu, on ne le savait pas encore) au coin du feu qui sèchent. Eh oui, la chaussure gauche de Breizhou, gortex ou pas, a été totalement immergé dans les marécages, elle est trempée, noire-marron, sent pas bon...

Minuit ne sonne pas (eh oui dans les bois y'a rien qui sonne !) mais minuit arrive vite et on va se coucher ! On décide intelligemment de diriger nos besoins animaliers pré-dodo sur le feu afin de l'éteindre rapidement. Il est posé sur un tapis végétal épais, au cours de la journée (de 17h à 00h) il a creusé presque 10cm dans le sol... On passe sous les tarps pour s'aliter. Notez la phrase qui tue : Jacob : "J'aime pas trop les matelas autogonflant comme ça, si il crève c'est fini"... Breizhou : "Oh t'inquiète c'est solide, ça fait 3 ans que je m'en sert, sans forcément dégager le sol à chaque fois ^^ ". Le lendemain matin : matelas vidé, Breizhou a très très mal dormi puisque il dort sur le côté, or son matelas après tout ce temps a décidé qu'à présent la valve fuirait et que l'air ne resterait plus dedans ! Réveillé tous les quart-d'heure par son fémur écrasé au sol par son propre corps, Breizhou n'a dormi qu'épisodiquement alors que Jacob a dormi comme un (grand) bébé !

==> Le Lac de Paimpont avec vue sur son Abbaye !

==> Le Lac avec vue sur son Jacob

JEUDI 2 AOÛT 2012 (jour 1) :
C'est là où tout a commencé ! Breizhou arrive en car, Jacob en jacomobile, rendez-vous 12h30 à Paimpont, mais... on ne sait pas trop où en fait !
12h40 Breizhou se promène à la recherche du Géant des Bois, mais ce dernier ne répond pas au téléphone, ça commence... mal ?! De son côté le Géant des Bois court après Breizhou, qui ayant quitté l'arrêt de bus, est également introuvable ! Jusqu'à ce moment précis de 12h42 où Jacob s'élance après un type qui porte un gros sac à dos... Et là... c'est la rencontre. La musique au ralenti, le filtre noir-et-blanc de la caméra, Breizhou entend un pas de course et se retourne toujours au ralenti, que c'est long une course au ralenti... Les deux hommes s'observent quelques secondes, un grand d'1m85 rencontre un grand d'1m92, leurs tenues respectives ne laissent aucun doute : Jacob... Breizhou... contact effectué !
Une petite discussion sur ces premières péripéties le temps de rallier la voiture pour prendre le repas ensemble. On ne pouvait pas se dire collègues sans avoir rompu le pain ensemble, et en effet nous rompions alors notre premier pain, sous forme de sandwich "triangle" en boite-plastique, derniers signes de modernité avant longtemps. On fait connaissance, on parle de ces derniers jours, nos préparatifs pour se rejoindre en ce lieu mythique... 13h.. et des brouettes on retourne à la voiture pour arnacher Jacob de son beau et gros sac (15kg...) ambiance militaire. Dans le coin opposé, Breizhou qui porte un sac légèrement plus petit (11kg) qui l'oblige à porter un petit sac d'appoint pour la nourriture (2kg) ainsi que la carte "dessinée par un enfant de 11 ans donc aussi précise que l'âge de l'auteur le laisse entendre" que Jacob a intelligemment récupérée à l'Office du Tourisme (ça aurait été marrant aussi sans la carte mais beaucoup plus dur, déjà qu'on s'est perdu plusieurs fois malgré la carte...
Avec son pantalon type militaire, son bandana de guérilleros, sa taille et sa barbe noire il aurait surement pû demander le guide à 4€ que la nana de l'Office lui aurait donné aussitôt pour pas un rond, de peur qu'il ne kidnappe tous les employés des locaux... Mais nous on l'aime bien comme ça notre Jacob National, il suffit de le connaître mieux pour se rendre compte que son équipement a surtout une portée pratique, plutôt qu'esthétique et puis... dans les bois on aime être discret alors le look commando-militaire est tout a fait cohérent.
On ferme la voiture, on se met d'accord sur un itinéraire approximatif, l'important c'est le voyage et non la destination. On quitte Paimpont par l'ouest afin de faire le tour du lac (qui est au nord-ouest de la ville, il borde la ville justement). Premières questions pièges : "Breizhou, quel est le nom de cet arbre là... et celui-là... et celui-ci...". Premières réponses niaises de Breizhou : "Euh... euh... je donne ma langue à l'arbre !". "Mais ?! C'est un saule voyons ! Et ça c'est un bouleau ! Et celui-là c'est aussi un bouleau !" répond patiemment Jacob, constatant que Breizhou n'a pas exagéré son ignorance en matière végétale. "Mais je croyais que les bouleaux avaient des écorces blanches !!!" se défend Breizhou. "En fait pas tous... c'est difficile à expliquer mais... pas tous voilà quoi". Hmm.... Breizhou sent que l'apprentissage végétal va être compliqué, si les arbres se déguisent pour ressembler à d'autres arbres, tant pis on apprendra tout par coeur !!!
On emprunte le sentier qui fait le tour du lac, 5min... 10min... 15 min... jusqu'à ce que pour une raison que nous ignorions, le sentier fuit à gauche, alors que le lac est à droite. Or, notre mot d'ordre était : suivre le lac, en faire le tour. Qu'à cela ne tienne, nos deux warriors prennent la tangente et partent à droite dans les fourrés. Après 300m et une première mésaventure de Breizhou, que nous nommerons "Expérience Black and White" les deux compagnons comprennent pourquoi le sentier faisaient une boucle loin du lac : marécages... Breizhou, la jambe gauche aspirée dans un bourbier infâme jusqu'au tibia gauche, essaye de s'en sortir alors que sa jambe droite n'est prise que jusqu'aux lacets... Un effort surhumain lui rend sa jambe gauche (pendant que Jacob est mort de rire), couverte de boue et de biens autres substances innommables qui rendent sa chaussure méconnaissable et sa chaussette blanche est à présent... noire ! Les herbes montent à présent à un bon mètre de hauteur, Jacob propose de s'enf... de se barr... de partir vers la gauche afin de rattraper le sentier ou au moins la terre ferme, Breizhou acquiesce en maudissant les bourbiers marécageux, compatissant pour sa chaussette qui venait de rendre gorge.
Une fois sur la terre ferme, après 10 minutes de lutte qui nous firent transpirer pour la première fois du voyage, un rapide mais nécessaire "check tiques" (vérification contre les tiques) s'impose. Breizhou en short a déjà ramassé plusieurs lacérations mineures sur les tibias, Jacob s'en sort mieux avec son pantalon mais le poids de son sac ainsi que les cascades pour sortir des marécages l'ont également fatigué : une pause s'impose !
Cela fait à peine 30 minutes que nous sommes partis de la civilisation et nous voilà déjà tout transpirant, salis, mouillés et un peu meurtris pour les jambes de Breizhou. Toutefois le moral est au beau fixe, on est contents d'être dans les bois, dans la nature la vraie, mais à présent on va rester sur la terre ferme, de préférence sur le sentier. Si les anciens l'ont placé là, il doit y avoir une bonne raison nous disons-nous. Suivant leur sagesse, nous continuons sur le sentier.
On flâne, on s'arrête au premier champignon, à la première souche suspecte qui pourrait sentir la résine, oh des herbes couchées ! Quel animal a bien pu dormir là ? Hmm pas d'empruntes, pas d'excréments... surement un chevreuil ! Nous reprenons la route... Jusqu'à tomber dans un lieu bien dégagé, entre le sous-bois et le bord de lac. Les arbres sont bien espacés, aucune branche basse pour nous gêner, du bois mort autour, l'eau pas loin... Allez on s'arrête à 16h et on décide de dormir là quand... soudain une averse éclate de nul part (enfin du ciel surtout) et il se met à pleuvoir doucement. On cogite, on déambule "et toi le campement tu le verrais où ? Oh jsais pas, et toi ?" mais la pluie n'est pas de cet avis, il pleut à présent des cordes (enfin des bout' quoi, terme nautique oblige) et Jacob se planque courageusement sous un arbre, Breizhou jette son poncho sur les sacs et se trouve son propre arbre. Il pleut mais on papotte quand même, gestes, explications, le camp prend forme dans nos têtes, la pluie s'essoufle après 10 minutes, on file prendre nos tarps respectives (on fera tarp-à-part pour le premier soir) et on fait comme on a dit (photo). Matos un peu mouillé en extérieur, on met tout à sécher après 30 minutes à peaufiner l'installation "tarps voisines", le camp se monte et ressemble à un campement de SDF bien malgré nous. A la nuit venue, on aura tout ramassé, bien tendu les toiles et tout sera niquel (pas de photo ^^). On prépare des murs réflecteurs pour le feu, enfin je dis "on" mais c'est surtout Jacob qui l'a fait, Breizhou part chercher deux bons bouts de bois, il revient et Jacob a déjà monté le premier réflecteur tout seul, il entame le second ! Breizhou veut faire sa part du travail, Jacob est conciliant !

==> précision : le coin droit de ma tarp est relevé afin de permettre des aller-retour rapides, à la nuit venue tout sera abaissé au sol.

Pour le feu, on a ramassé (sur les conseils experts de Jacob) des écorces de bouleaux, rencontrés dans le premier quart-d'heure du début de l'aventure. Il me fait essayer, je réussi après quelques essais ! On essaye aussi les copeaux de bois gras (ceux que je venais de ramasser 10 minutes avant étaient trop secs, Jacob a sorti les siens, de sa belle pochette à feu, faite par lui-même bien entendu) et je réussi également ! Je viens de progresser sur la voie du Bushcraftjustu ! Le feu part rapidement, Breizhou propose de monter des canapés en cuir 3 étoiles (deux troncs d'arbres tombés au sol) pour s'installer, on s'exécute et le camp prend un méchant air de Super Camp Bushcraft. Surtout lorsque Breizhou décide de bâtir sa propre chaise avec dossier... mais l'essai n'a pas été très concluant, même après quelques retouches. Hey... c'était mon premier, j'aurai essayé ^^
On partage notre connaissance, on se montre à chacun notre petit jouet intime... les couteaux bien sûr ! Je découvre le couteau que Felix a réalisé pour Jacob avec par contre son propre manche sculpté d'entrelacs celtiques, du beau boulot... boulot pas bouleau ! (oué Jacob a rapidement compris que j'aimais faire des jeux de mots, je l'ai contaminé le pauvre !). Jacob sort sa popotte, son FAMEUX réchaud Ikéa made in Jacob, son sac étanche et sa pitence : Riz-lentilles-viande-séchée (par lui-même ! respect !) tandis que moi je tourne aux pâtes chinoises et au saucisson (ah la la... que serait Breizhou sans son saucisson !). Premiers fous-rires, le courant passe très bien.


==> la popote de Jacob, super utile pour bouillir 1L d'eau !

==> repas de Breizhou (ça change des nouilles !)
On parle, on est pépère devant le feu, les réflecteurs le rendent invisible d'ailleurs que de nos sièges, on a bien travaillé de ce côté là. Des bruits suspects non loin nous font stresser trente secondes... Surement un arbre qui vient de tomber, mais pas un pet de vent : ça ne tombe pas tout seul un arbre ?! On dira que si et on passe à autre chose. On fait la vaisselle dans le Lac de Paimpont (on va se spécialiser dans l'art de faire la vaisselle dans les lieux mythiques de Bretagne... vous verrez) et on observe la lune, une bouée qui bouge et qui devient finalement un canard, en fait deux canards car c'est bien connu en Brocéliande : un canard peut en cacher un autre ! Une chauve-souris... des moustiques, pas encore trop de tiques. La pleine lune, sur le lac... un beau spectacle que nous apprécions en silence ou bien par de rares échanges sur la beauté du lieu, dommage que des voitures passent au loin derrière la (grooooosssse) Abbaye de Paimpont, ça coupe un peu l'imagination. Toutefois pour Jacob rien saurait l'empêcher d'apprécier ! Il voit déjà Merlin surgir de l'eau pour nous donner une quête quelconque à la poursuite du Bushcraft Perdu ! On retourne au campement et Jacob me fait découvrir un talent que je ne lui connaissais pas : une flute, un air irlandais... c'est parti pour une petite rêverie sylvestre avec les chaussures qui (crament un peu, on ne le savait pas encore) au coin du feu qui sèchent. Eh oui, la chaussure gauche de Breizhou, gortex ou pas, a été totalement immergé dans les marécages, elle est trempée, noire-marron, sent pas bon...

Minuit ne sonne pas (eh oui dans les bois y'a rien qui sonne !) mais minuit arrive vite et on va se coucher ! On décide intelligemment de diriger nos besoins animaliers pré-dodo sur le feu afin de l'éteindre rapidement. Il est posé sur un tapis végétal épais, au cours de la journée (de 17h à 00h) il a creusé presque 10cm dans le sol... On passe sous les tarps pour s'aliter. Notez la phrase qui tue : Jacob : "J'aime pas trop les matelas autogonflant comme ça, si il crève c'est fini"... Breizhou : "Oh t'inquiète c'est solide, ça fait 3 ans que je m'en sert, sans forcément dégager le sol à chaque fois ^^ ". Le lendemain matin : matelas vidé, Breizhou a très très mal dormi puisque il dort sur le côté, or son matelas après tout ce temps a décidé qu'à présent la valve fuirait et que l'air ne resterait plus dedans ! Réveillé tous les quart-d'heure par son fémur écrasé au sol par son propre corps, Breizhou n'a dormi qu'épisodiquement alors que Jacob a dormi comme un (grand) bébé !

==> Le Lac de Paimpont avec vue sur son Abbaye !

==> Le Lac avec vue sur son Jacob
Modifié en dernier par Breizhou le jeu. 9 août 2012 20:14, modifié 1 fois.
Le but ce n'est pas la destination, mais le voyage.
- sumadinac
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Re: Brocéliande
Super rencontre a ce que je vois ,
et c'est trés bien expliquer
mais ça manque de photos ou c'est moi
c'est vrais que ça fait malle quand on dort sur le coter
il faut creuser un petit trou ou vient la hanche
merci du partage
il y surement le reste encore a raconter je suis impatient
et c'est trés bien expliquer
mais ça manque de photos ou c'est moi
c'est vrais que ça fait malle quand on dort sur le coter
il faut creuser un petit trou ou vient la hanche
merci du partage
il y surement le reste encore a raconter je suis impatient
l'homme est ce qu'il pense qu'il est, peu importe d'où ses racines.

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