Effectivement, la pêche en zone maritime est libre.
Mais :
Extrait de mon Dictionnaire marin (en voie de parution).
Les plaisanciers peuvent pratiquer la pêche comme agrément ou pour leur propre consommation, mais ne doivent détenir et utiliser que les moyens suivants : des lignes comportant un total de 12 hameçons, 2 palangres n’ayant pas plus de 30 hameçons chacune, 2 casiers à crustacés, 1 foëne, 1 épuisette ou « salabre ». Pour la pêche professionnelle, les engins doivent être balisés (lettres du quartier et n° du bateau) ; dans la mer du Nord, la Manche et l’Atlantique, un trémail d’une longueur inférieure à 50 m est autorisé hors zones réservées. La pêche au filet fixe est soumise à autorisation particulière ; il s’agit des filets à nappe ou à poche, calés dans la zone de balancement des marées, accessible à pied à marée basse : leur longueur doit être égale ou inférieure à 50 m, leur hauteur égale ou inférieure à 2 m avec un maillage (filet mouillé et étiré en long) de 12 mm au minimum. Les piquets de fixation doivent porter les nom et prénom de l’usager (arrêté du 2 juillet 1992). En Méditerranée, une « grapette » à dents sert à ramasser les coquillages.
Les règlements interdisent notamment : l’usage de la balancine à bord des navires de plaisance ; la pêche à la palangre, à pied, du 1er juin au 30 septembre ; la pêche des oursins en Bretagne nord de mi-avril à mi-octobre ; l’utilisation de viviers ou nasses pour la conservation des produits de la pêche, sauf autorisation particulière. Les plaisanciers ne peuvent en aucun cas vendre le produit de leur pêche et doivent respecter les tailles réglementaires des prises. Il est interdit de colporter, vendre sous quelque forme que ce soit et d’acheter sciemment les produits de la pêche provenant de navires de plaisance – assujettis ou non à l’obligation d’un titre de navigation ou d’un permis de circulation – ainsi que les produits de la pêche à pied, pratiquée à titre non professionnel. Dans le doute, il est préférable de se renseigner auprès des Affaires maritimes du quartier : Unité littorale des affaires maritimes (ULAM) ou de la gendarmerie maritime.
La pêche ou chasse sous-marine peut être pratiquée dès 16 ans ; les Affaires maritimes délivrent un récépissé de déclaration d’exercice de pêche sous-marine valable pour l’année en cours, sur production d’une attestation d’assurance : celle-ci doit certifier que la responsabilité civile est garantie pour une somme illimitée, en raison des accidents occasionnés par ce sport. La déclaration vaut pour toutes les eaux métropolitaines. Les membres d’une société de pêche affiliée à la Fédération française d’études et de sport sous-marins en sont dispensés, mais doivent présenter leur carte d’adhérent à tout contrôle. Il est notamment interdit de : utiliser tout équipement respiratoire, autonome ou non, permettant à une personne immergée de respirer sans revenir à la surface ; utiliser un fusil à gaz comprimé autrement que par la force de l’utilisateur ; détenir un fusil chargé hors de l’eau ; détenir en même temps sur le navire : scaphandre autonome, engin de chasse sous-marine et/ou une foëne ; chasser entre le coucher et le lever du soleil ; chasser à moins de 150 m des navires ou embarcations de pêche, ainsi que des filets signalés par des balisages ; prendre le poisson capturé dans d’autres engins de pêche ; utiliser des foyers lumineux ; vendre les prises. Le pêcheur sous-marin doit respecter la réglementation des pêches maritimes (tailles, nombre et espèces protégées). Il doit se signaler en surface par le pavillon réglementaire « Alpha » du code international des signaux, ou par un pavillon rouge portant une croix de Saint-André ou une diagonale blanche.
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Je te recommande de te renseigner auprès de l'ULAM locale car ce texte est déjà ancien et la réglementation nationale et européenne changent quasiment tout les ans.