Victime d'une marche d'escalier dix jours avant Noël, je me suis rompu le tendon qui relie le quadriceps à la rotule : impossible de me relever. Rendant visite à une connaissance, c'est arrivé dans le hall de son immeuble, je pu l'appeler et elle prévint les secours qui furent là en cinq minutes, moins d'une demi-heure après ma chute, j'étais aux urgences.
Accident survenu sans geste inconsidéré, téméraire ou inconscient, heureusement dans des conditions idéales d'interventions, personnes, secours et structures médicales proches.
Seul dans un endroit isolé, les suites ne se seraient probablement pas aussi bien passées. Même si on peut alerter les secours, il faut qu'il puissent vous localiser. La douleur peut vous faire perdre connaissance, dans mon cas c'était limite. Si vous souffrez d'une autre pathologie connue ou pas, ça risque d'aggraver votre état.
Sans être alarmiste, il faut penser à cette éventualité quand vous préparez vos sorties : la trousse de « bobologie » ne vous sera d'aucun secours en cas d'accident grave. Ne pas oublier qu'il est exceptionnel de tomber devant la porte d'un hôpital.
Il n'est pas nécessaire non plus de faire l'acrobate pour mal chuter.
Ne pas croire qu'on est invincible, les lits d'hôpitaux et les cimetières sont pleins de ceux qui l'ont cru et même sans ça.

